L'équipe

Team MAS Rollerblade France


Julien DESPAUX (22 ans)
Habite : Grenade-sur-Garonne (31)
Profession : Préparation du professorat de sport (INSEP)
Spécialité : courses de demi-fond et sprinter
Palmarès 2005 :
- 16ème du général de la FIC
- Champion de France piste et route
- Champion d’Europe 
- Participation championnats du monde

Vincent ESNAULT (29 ans)
Habite : Breux (91)
Profession : Professeur d’histoire-géographie
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005 :
- 12ème au général de la FIC
- 3ème de la FIC des Herbiers
- 4ème de la FIC de Nîmes
- 1er des 24h du Mans
Maxime PROVOST (22 ans)
Habite : Nantes (44)
Profession : Etudiant à l’université de Nantes (Licence 3 : Matériaux Composites)
Spécialité : courses traditionnelles sur piste et marathons
Palmarès 2005 :
- 8ème du général de la FIC
- 3ème de la FIC de Rouen
- 3ème de la FIC de Nîmes
- 4ème de la FIC de Lille
- 1er du marathon des 3 Vallées
- 3ème championnat de France piste
 

Damien COCHET (22 ans)

Habite : Breuillet (91)
Profession : Etudiant en école d’ingénieur (INSA) en Génie Civil et Urbanisme
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005:
- 13ème  du général de la FIC
- 2ème du marathon des 3 Vallées
- 9ème de la FIC de Plouha
- 6ème de la FIC de Rouen
- 6ème de la FIC des Herbiers


Antoine JACQUIER (25 ans) Habite : Arpajon (91)
Profession : Ingénieur d'Etude en Informatique
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005 :
- 17ème du général de la FIC
- 4ème de la FIC de Rouen
- 5ème de la FIC de Nimes
- 3ème des 24h du Mans

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Portraits

Mardi 25 avril 2006

Les patineurs du team MAS Rollerblade France ont vraiment le vent en poupe depuis le début de la saison. Lors de chaque compétition, ils ne se sont jamais éloignés de plus de la quatrième place ! Nous voulions revenir sur les deux dernières courses des membres du team et comparer deux images…

La première, c’est celle de Julien franchissant la ligne d’arrivée à Gujan-Mestras à l’issue du 10km en ligne. On le voit en jaune et noir (les couleurs de son club), sur la gauche de l’image. A sa droite, deux des meilleurs sprinters français à l’heure actuelle, Alexis Contin (en bleu clair) et Yann Guyader (en rouge et bleu) : indéniablement, Julien vient de réaliser une performance de haute volée ! Le Trophée des Trois Pistes, sur lequel Julien vient de briller, est l’une des épreuves les plus réputées en France.

Cette année « malheureusement », elle n’a pas attiré tous les plus grands pistards : les meilleurs Français étaient là certes, ainsi que quelques Espagnols, mais pas les Italiens, les Colombiens ou les Américains. En revanche, les Trois Pistes sont toujours un succès populaire : il suffit de projeter son regard à l’arrière-plan de l’image pour voir les centaines de spectateurs massés dans les tribunes. L’exploit de Julien n’est pas passé inaperçu, loin de là, et c’est sous les applaudissements de milliers de connaisseurs qu’il a fait son tour d’honneur !

          La deuxième, c’est celle de Maxime franchissant en seconde position la ligne d’arrivée à Marne-la-Vallée, à l’issue des 41km de la seconde manche de la World Inline Cup, la coupe du monde des marathons. On voit Maxime esseulé – il est dix mètres derrière le vainqueur, l’Australien Daniel Finster, et juste devant Alexis Contin, le troisième.

            La WIC est la série la plus convoitée dans le monde du roller skating de vitesse. Lors de cette manche du Val d’Europe, il y avait le gratin international du roller de vitesse : les meilleurs sprinters mondiaux sont d’ailleurs aux trousses de Maxime ! En revanche, l’emplacement de cette étape, un peu en retrait du parc Disneyland Resort Paris, n’a pas favorisé l’engouement populaire. On voit très peu de spectateurs pour assister à ce qui est pourtant un autre authentique exploit… C’est tout le contraste entre ces deux images. Mais l’année prochaine, il se peut que l’étape de Paris se courre en plein centre-ville : si ça se fait, on peut parier qu’il y aura autant de spectateurs à Paris qu’à Gujan, et potentiellement, il devrait même y en avoir plus !

Merci à Pascal et au CP Enol pour leurs photos

Le site de Pascal : http://mapage.noos.fr/chezpascal/index.html 

Par Vincent Esnault
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Vendredi 4 août 2006

Angèle Grandgirard est revenue des championnats d’Europe de Cassano d’Adda avec trois médailles d’or : une sur le 20km élimination route, une par équipe avec Nathalie Barbotin et Justine Halbout à l’américaine route et enfin le titre suprême sur le marathon. La patineuse de l’équipe de France et du team Rollerblade World nous livre ses impressions :

« Mon début de championnat a été difficile car la piste était très, très glissante : je n’étais donc pas du tout à mon avantage à cause de mon patinage. J’étais d’autant plus déçue que je voulais voir où j’en étais par rapport aux Italiennes, en vitesse notamment. Ma première course sur route ne m’a pas vraiment mise en confiance non plus… J’étais coéquipière pour Nathalie et je devais l’emmener sur les points : j’ai fait la première partie de course en essayant de l’aider au maximum mais je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. Heureusement, l’avant-dernier et le dernier jours se sont très bien passés puisque j’ai gagné toutes les courses ! Je rentre donc satisfaite de ces championnats. »

Photo : Angèle en route pour le titre au marathon, suivie par sa compatriote Justine Halbout (suivre le lien, copyright Gerhard Schwierz)

http://www.team-rb.de/index.php?set_albumName=EMMarathon2007&id=IMG_5076&option=com_gallery&Itemid=60&include=view_photo.php

 

 

Record du monde pour Angèle et pour Yann !

Grâce à son titre sur le 20km élimination route, Angèle s’arroge aussi le record du monde de la distance en 33’04’’540 (ancien record par l’Italienne Adelia Marra en 33’19’’570). Un autre Français, en l’occurrence Yann Guyader, a aussi décroché un record du monde : celui du 10km points en 14’18’’540. L’ancien record (14’25’’510) était détenu par un certain Chad Hedrick (USA) depuis 1996 !

Photo d'Angèle : le titre chipé à Laura et le record du monde chipé à Adelia ! (suivre le lien, copyright FIHP)

http://www.fihp.org/corsa/img_full.asp?settore=C&anno=2006&cerca_per=&n_record=38012&skip=4&userdata

Record du monde pour Yann : éblouissant !

Par Vincent Esnault
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Mercredi 27 septembre 2006

Après Franck Cardin et Arnaud Gicquel, c’est un autre monument du roller de vitesse français qui a pris sa retraite récemment : Caroline Lagrée. La Francilienne a passé, en tout et pour tout, une vingtaine d’années au plus haut niveau du roller de vitesse français, et ce n’est pas peu dire ! Avec un total de 50 titres nationaux, 3 titres européens, un tas de médailles nationales et internationales imposant comme un menhir breton (elle a des origines dans la péninsule), Caroline n’a rien à envier à ses compères masculins.

 

         Mais revenons un peu en arrière… Tout a commencé en Ile-de-France au début des années 80, en 1981 exactement : Caroline a alors 10 ans et elle fréquente un centre de loisirs le mercredi. C’est en se mettant au patin à roulettes sur la piste du centre qu’elle prend goût au sport. Peu de temps après, elle signe sa première licence à Arpajon. Cinq ans plus tard, en 1986, elle décroche sa première sélection en équipe de France Minime… La première parmi tant d’autres puisqu’elle fut de toutes les campagnes internationales en Cadette et en Senior. A la fin des années 1980, Caroline est l’une des meilleures patineuses françaises avec Sophie Deschamps, Nathalie Barbotin, Karine Urvoy, Valérie Dieumegarde, Sandrine Plu ou encore sa grande copine, Valérie Palvadeau.

Ses principales qualités lui auront servi tant dans le quad et dans le inline : c’est une travailleuse infatigable, bosseuse à l’entraînement, capable de dynamiter un peloton grâce à ses attaques répétées. Un peu limitée en sprint par rapport à ses concurrentes, elle préférait provoquer des cassures et finir en solitaire. C’est aussi quelqu’un de très facile à vivre, souriante, affable et pour cela, bien appréciée sur le circuit.

Caroline négocie ensuite le virage du inline au début des années 90 avec tout ce qu’il faut de sérieux et devient, en 1996, la première féminine nationale professionnelle : elle intègre alors le team Salomon World. Fait rare pour être signalé, elle a passé toute sa carrière pro sous les mêmes couleurs – y compris chez Salomon Suisse en 2004.

 

15 championnats d’Europe et 13 championnats du monde

Pour lors, à partir de 1996, la voilà partie aux quatre coins du monde, les rollers dans le sac, à la poursuite de victoires. Elle aura patiné sur les cinq continents, de l’Australie aux Etats-Unis, en passant par l’Afrique du Sud et bien entendu l’Europe. Elle a par exemple pris part à 15 championnats d’Europe et 12 championnats du monde. Son mari Laurent Desmet revient d’ailleurs là-dessus : «  les trois seuls championnats du monde qu’elle a manqué sont un peu particuliers ! Le deux premiers, c’était en Colombie en 1990 et en 2000 et l’ambassade de France avait refusé de délivrer des visas à la délégation tricolore ; le troisième, c’est parce qu’elle avait loupé ses championnats d’Europe… Et pourtant, elle s’était bien rattrapée aux stages qui ont suivi ! »

Cela ne l’a donc pas empêchée de décrocher deux titres continentaux, un titre mondial par équipe et un sacré paquet de médailles. Pour l’un de ses entraîneurs, Christophe Audoire, « l’une de ses plus belles victoires sur le circuit reste néanmoins la victoire au général de la Swiss Inline Cup 1999 ! » Cette victoire propulse Caroline au rang des plus grandes et récompense son immense travail. Christophe se rappelle encore que « lorsqu’elle était associée avec Nathalie Barbotin dans le team Salomon en 2001 et 2002, toutes les deux se sont parfaitement entendues pour faire exploser le peloton et finir plusieurs fois échappées ».

Mais un autre visage de la championne était sa capacité à se dévouer pour le team. Elle fut notamment l’une des grandes artisanes des victoires du team Salomon, permettant aux « jaune et noir » de prendre le titre par équipe sur la Coupe du Monde en 2002, d'accompagner Nathalie Barbotin au premier rang mondial en 2001 puis l’Argentine Andrea Haritchelhar en 2002 !

Caroline laisse donc derrière elle un grand palmarès et une autre particularité : durant toute sa carrière, elle ne se sera jamais rien cassé, juste fait quelques éraflures et quelques brûlures ! Avec également un regret, que Christophe Audoire exprime à juste titre : « s’il y avait eu plus de courses dures et moins de courses rapides avec des circuits lisses et faciles, son palmarès international aurait été énorme… » Un exemple des capacités hors normes de Caroline dont Christophe fait allusion : elle se présente une fois au départ de la One-eleven, la course mythique de Saint-Gallen (111km), en 1999, pour y décrocher la victoire !

A 35 ans maintenant, la Francilienne a décidé de se tourner vers un autre challenge : après son mariage en 2005, elle a donné naissance à une petite Marine, née il y a presque quatre mois maintenant. Néanmoins, comme tous les amoureux du roller, Caroline restera très présente autour des circuits. Alors, si vous la croisez, n’hésitez pas à aller lui parler : elle vous répondra avec son sourire et sa gentillesse habituels !

 

 

Palmarès express :

Athlète de haut niveau (dans l’équipe de France) depuis ses 15 ans

50 titres de championne de France, sur tous les types de distance (du 300m au marathon)

3 titres de championne d’Europe

Championne du monde par équipe

15 participations aux championnats d’Europe et 13 aux championnats du monde

3 fois vainqueur des Trois Pistes : 1991, 1992 et 1993

Vainqueur de la SIC en 1999 et 2000

2ème de la World Cup en 2000 et 4ème en 2001

Vainqueur des marathons de Vienne, Bern, Echallens, les Herbiers…

 

La suite demain avec les témoignages de ses amis...

Par Vincent Esnault
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Jeudi 28 septembre 2006

Nathalie Barbotin, sa coéquipière chez Salomon de 2001 à 2003

« Que dire ??? Je pourrais en dire beaucoup sur Caro Lagrée… J'ai couru avec elle trois saisons sous les couleurs de Salomon (en 2001, 2002 et 2003) et en équipe de France. Un des plus beaux souvenirs, c'est sur la Swiss Cup d’Olten le 14 juillet 2001 : nous nous sommes échappées toutes les deux, il pleuvait et le circuit était très physique... Nous sommes arrivées main dans la main mais c'est un de mes patins qui a passé la ligne en premier alors j'ai été déclarée vainqueur. Je me souviens aussi de Vienne en Septembre 2002, une autre course très dure car il pleuvait : après de nombreuses attaques, j'ai réussi à faire partir Caro seule ! Elle a remporté SA victoire en Coupe du monde. C'était trois semaines après le championnat du monde à Ostende en Belgique où elle m'avait aidée à remporter une médaille de bronze à la course à points. Sa victoire était magnifique pour elle mais pour moi aussi... Quand je prenais le départ d'une course avec elle, je savais qu'elle ferait son maximum pour que la tactique mise en place fonctionne. Je savais que je pouvais compter sur elle à 100% : ça, je ne l'oublierai jamais ! Merci Caro !!! Des souvenirs de course, j'en ai plein d'autres... Mais avec Caro, j'ai aussi eu des tas de fous rires... »

 

 

Caroline Jean, patineuse Elite et présidente du PUC Roller

« Une fois, nous allions à une compétition avec le team Salomon : il faisait chaud et je crois bien que c'est Caro qui a atterri dans le bassin de l'aire d'autoroute, déposée par les garçons par surprise ! Toujours dans le team, une année, nous avons loupé le départ du marathon de Rome… C'était en 98 et nous regardions un match de la coupe du monde dans un café. Les Italiens ont avancé l'heure du départ (en l'annonçant au micro, encore fallait-il parler italien) et tout le team l'a loupé ! Nous avons fait de belles bêtises en équipe de France, comme par exemple entrer manger nos glaces dans une église car il faisait trop chaud dehors… Et bien sûr draguer les Italiens en cachette des coachs. Le pire étant les soirées de championnats : Caro était très douée car elle nous faisait croire qu'elle était bourrée, et nous, on y croyait à fond !!! Alors on se marrait trop, et elle sûrement encore plus. Je me rappelle de la Swiss Cup de Zurich, l’année où nous l'avions faite alors que c'était mouillé : nous voilà parties devant les gars et ceux-ci nous rattrapent - à l'époque ils partaient après nous - et hop, la belle glissade dans un virage en sortie de tunnel… Une vraie hécatombe… Je me rappellerai toujours de Caro qui a fait un tout droit dans le terre-plein : ouh làlà!!! Sinon, pour ce qui est de son caractère, Caro ne se prend pas au sérieux et est capable de délirer sans avoir peur du ridicule : c'est ça qui est super chez elle et que j'adore ! »

 

 

Olivier Babonneau, ancien du team Salomon World et maintenant entraîneur à Saint-Germain-en-Laye

« Pour ma part, tout ce que je peux dire sur Caroline, c'est qu'elle a été et restera une très grande championne à mes yeux. Elle a réussi une très grande carrière sportive à force de volonté et d'entraînement. Elle était accrocheuse et jusqu'au-boutiste. Elle a eu une longévité extraordinaire et elle me fait penser, de par son tempérament, à Jeannie Longo. Je l'ai connue toute timide à son entrée en équipe de France mais progressivement, elle s'est imposée. Elle était tenace sur les patins mais savait se lâcher après les compétitions : j'ai le souvenir de quelques soirées bien arrosées et pleines de rigolades ! »

 

 

Baudouin Patinier, son entraîneur depuis 2001 à Breuillet : « La force de Caroline, c’est son professionnalisme, son sérieux et sa rigueur à l'entraînement. J’ajouterai son envie d'expérimenter et de chercher à s'améliorer, ainsi que sa grande capacité d'endurance et sa ténacité. 15 ans de haut niveau, c’est quand même une belle carrière !  Sa technique de patinage lui a permis d'être à l'aise aussi bien sur le sec que sous la pluie, sur route et sur piste. Ses lacunes se trouvent dans son manque d'explosivité et de vitesse de pointe qui ne lui ont pas permis de briller d'avantage au niveau mondial (comme décrocher une médaille individuelle aux mondiaux). On peut dire qu’elle a un caractère parfois sensible et un entourage sportif absent à certaines périodes. Mais de toute façon, Caroline a été l'athlète et la personne qui m'a ouvert les portes du patinage de vitesse. Elle possède une capacité à faire confiance qui permet d'explorer les démarches d'entraînement sans arrière pensées. Elle possède enfin une personnalité simple et pleine d'humilité qui lui a permis d'être très appréciée sur l'ensemble des circuits et fait d'elle une vraie championne au sens noble du terme. C'est un exemple à suivre dans l'attitude et l'engagement. Aujourd'hui, je ne peux que lui souhaiter de réussir dans sa vie de famille comme elle a su le faire dans son parcours sportif. Et j’espère que nous aurons encore l'occasion de travailler ensemble dans le milieu sportif ! »

Par Vincent Esnault
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Jeudi 12 octobre 2006

Après le coiffeur de Grenade, nous nous rendons dans l’épicerie « Les 4 Saisons » du quartier de Doulon à Nantes, chez monsieur Delépine. Monsieur Delépine connaît bien Maxime, c’est certain ! « Le p’tit Maxime ? Il venait souvent faire les courses pour ses parents, s’exclame-t-il. Il était un peu tatillon sur les bords il faut dire : il voulait toujours des cerises nickel, pareil pour les pommes et les brugnons ! Dès qu’y avait une petite tâche, il faisait un scandale ! Il est toujours aussi chieur ? »

Ah, sacré monsieur Delépine, il n’a pas sa langue dans sa poche… Mais ses commentaires sur Maxime sont aussi ceux de quelqu’un qui l’affectionne particulièrement au fond. Cette année, il a pu suivre la saison du Nantais grâce au journal régional, Ouest-France. Il nous livre ses impressions à chaud…

 

« J’dois avouer que j’étais content pour lui en apprenant dans l’article de Jean-Bat de la Villemonnière [NDRL, le journaliste de Ouest-France] qu’il avait bien marché au Grand Fond de Mouilleron : quatrième au CLM et cinquième au 70km, c’est plutôt top ! » L’épicier doit s’arrêter un moment parce que la voisine de Maxime arrive à la caisse… En passant, madame Tessier (c’est son nom) acquiesce d’un large sourire les paroles de monsieur Delépine. Le bonhomme reprend en parlant d’un seul trait des Trois Pistes et des deux championnats de France : « là, il a montré qu’il avait franchi un cran par rapport à l’année dernière, parce qu’on ne titille pas le Top 5 comme ça sans raison ! » D’ailleurs, c’est le titre de Maxime au France piste, ainsi que sa médaille de bronze à l’élimination qui lui ont permis de décrocher le fameux sésame pour l’équipe de France et les championnats d’Europe. « Encore une fois, il paraît qu’il a été à la hauteur… Malheureusement, il n’a pas rapporté de médaille, c’est ça ? » Oui, c’est bien ça, monsieur Delépine…

 

« Moi, j’ai aussi pu apprécier sa saison de marathons, sur la France Coupe [NDLR, c’est comme ça qu’il prononce]… La seconde place en Winx [NDLR, il veut dire sur la World Cup de Paris-Eurodisney en avril pour être précis] et sa belle perf’ sur la Trans’roller dernièrement ! Ah, tu vois mon gars qu’j’ai bien tout suivi ! » Il est génial monsieur Delépine : il arrive à parler de Maxime, à servir ses clients et à garder l’œil taquin et rieur. Notre équipe en a profité pour repartir avec une douzaine de kiwis de Chine – c’est succulent – et une bonne poignée de main du patron, ravi de passer à son tour dans les colonnes d’un journal à grand tirage !

Par Vincent Esnault
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Jeudi 19 octobre 2006

 

 

 

 

C’est un scoop : nous sommes parvenus à retrouver monsieur Jarnigon à Saint-Jacut (Côtes d’Armor), chez qui Vincent a fait son apprentissage de boucher il y a quelque années. Il nous a accueilli dans son laboratoire sur le coup des 14 heures, juste avant l’ouverture de l’après-midi. « J’me souviens bien du gars Vincent. Il était pas mauvais mais c’était pas sa voie… Il était bon pour vider les poulets, les dindes, les oies, les trucs comme ça. Mais en revanche, qu’est-ce qu’il était lent à couper les biftecks ! » Ce n’était pas tellement pour ça que nous étions venus voir monsieur Jarnigon, mais les anecdotes lui revenaient petit à petit, et nous n’avons pas voulu l’interrompre. Il continue… « C’est marrant quand on y repense : il était bon pour bavarder sur les Grecs, les Romains, les origines du christianisme, mais nul à couper les steaks : en somme, il savait tailler une bavette, mais pas la trancher ! »

Bref, au moins, on aura compris d’où venait l’humour de Vincent… Après une grosse demie-heure de bonnes paroles, nous abordions enfin notre sujet directement dans la boutique qui venait d’ouvrir ! « Déjà, je tiens à dire qu’à son âge, le p’tit Vincent a terminé pas mal sa Coupe machin, là : sixième à la fin… Chapeau ! » Monsieur Jarnigon prend alors sa feuille (il s’agit d’une hachette, pas de l’ustensile qui sert aux journalistes pour écrire) et coupe d’un trait trois côtes de porc pour le père Leprince, ancien VRP et grand amateur de sport local. Ce dernier relance d’ailleurs la conversation : « moi, j’ai bien aimé sa façon d’aller chercher une place d’honneur à Lille, esquivant le sprint final… » Sur ce, le boucher répond : « oui, je suis d’accord… Il manque pourtant encore un peu de niac… Mais il n’a pas été mauvais non plus aux 3 Vallées en septembre ou à la BESAC en octobre ! » Le dialogue s’engage alors sur l’incident de course des 3 Vallées, monsieur Jarnigon soutenant que Vincent méritait sa victoire, monsieur Leprince ne voyant que Yann Guyader comme premier sur cette course. A un moment, notre équipe a d’ailleurs failli s’en aller, tellement le dialogue traînait en longueur…

 

Mais tout à coup, au détour d’une côte de porc, monsieur Jarnigon lançait : « revenons à nos moutons ! » C’est le moins qu’on puisse dire dans un pareil lieu ! Nous décidions alors de tendre à nouveau l’oreille… « J’veux dire, moi j’suis d’accord pour qu’il fasse deux sports, avec le vélo là, ça l’a aidé aux 24 Heures du Mans encore cette année. Mais il faudrait qu’il fasse aussi un gros effort sur les courses traditionnelles en roller : il a loupé une médaille au France route à cause de ses écueils, vraiment ! » Le boucher en était presque venu à dire que Vincent aurait aussi dû laisser son boulot de côté par la même occasion. Et puis tout à coup, regardant sa montre, il nous invectivait : « mais il est presque 15h là ! Je sais, on est bientôt en novembre, mais si vous voulez aller directement lui poser des questions, il doit être à l’entraînement à cette heure-ci, juste après la sieste… Il ne fait jamais de coupure hivernale en théorie ! » Nous décidions alors de laisser monsieur Jarnigon et monsieur Leprince, partis subitement à parler des courses de vélo en Bretagne dans les années 50.  De toute façon, nous en savions déjà bien  assez !

Par Vincent Esnault
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Jeudi 2 novembre 2006

Nous continuons notre tour d’horizon des professionnels français sur les membres du team MAS Rollerblade France. Il faut en faire des kilomètres pour les retrouver, ces professionnels ! Mais notre itinéraire a un sens : après le Sud-Ouest, nous sommes remontés vers l’Ouest de l’Hexagone… Et nous voilà maintenant sur la route de la région parisienne, à faire une halte au Mans, dans l’entreprise Panini and Cnie dirigée par Enzo Foglia. Il s’agit d’une boîte de production automatisée de Panini, ces fameux petits pains italiens, dans laquelle Antoine a débuté sa carrière d’informaticien de haute volée. La particularité de l’entreprise, c’est qu’elle tourne de nuit : le patron a donc pu suivre les aventures de son ancien employé tous les jours sur la TV locale, TV Le Mans Roller 24.

 

 

« Déjà, je voudrais dire qu’Antoine a eu trop de malchance cette saison : se casser deux fois le bras droit [NDRL en l’occurrence une fois le coude et une fois le poignet], c’est vraiment un malocchio [traduction : une malédiction…] ! » Monsieur Foglia est un homme pressé, qui n’arrête pas de courir entre ses chaînes de production. Il est pourtant 3h du matin… Il est surtout 3h du matin pour notre petite équipe qui n’a pas beaucoup dormi : le rythme est élevé ! Mais il paraît qu’au Mans, toutes les journées durent 24 heures…

 

 

Justement, en parlant des 24 Heures, monsieur Foglia nous en glisse deux mots : « c’est sa course de prédilection, je le sais… Et pour cause ! Alors bien sûr que terminer second lui a fait plaisir. Mais il a quand même dû être évacué dans la nuit vers l’hôpital, mamma mia ! » C’est pourtant vrai !

 

 

Mais Antoine a aussi su revenir, prouvant qu’au fond de lui, il y avait une grosse envie de bien faire. Justement, le patron nous explique d’où vient cette envie selon lui. « Déjà, quand il travaillait ici, il ne lorgnait pas sur les heures sup’ ! Il nous a débloqué bien des situations en créant des programmes statistiques benissimi, en allégeant la chaîne de production des Panini surgelés pour qu’ils sortent plus vite… Bref, c’est un gars volontaire. Le seul truc qu’il n’appréciait pas, c’était d’écouter Laura Pausini [NDRL apparemment, c’est une institution dans l’entreprise parce qu’elle était encore sur les ondes à l’heure où nous y sommes passés…] toute la nuit… »

 

 

 

« Enfin, pour terminer sur une note positive, il faut quand même se rappeler qu’Antoine avait bien débuté la saison au Grand Fond, qu’il l’a ensuite plutôt bien terminée sur les dernières FIC, notamment à Besançon, où il finit septième… On a vu tout ça à la TV, verramente. Pas de doute, je le sens encore motivé pour de grands raids ! » Comme tous les Italiens, Enzo Foglia doit être un peu devin… Ou alors, il a de bons tuyaux ! Enfin voilà, il était déjà 5h30 dans l’entreprise Panini and Cnie, le jour se levait, le patron suivait du regard les camions emportant ses marchandises, et nous, nous avions encore de la route devant nous… Nous l’avons donc laissé après un bon café Roma et une franche poignée de main !

Par Vincent Esnault
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