Vendredi 29 septembre 2006

Les Herbiers ? Rien à voir avec l’album dans lequel on collectionne des feuilles, des grains de pollen et des racines de champignon ! Rien à voir du tout… Ceci dit, remarquez… Les Herbiers, c’est pourtant la course qui marque l’entrée dans l’automne, avec ses feuilles qui tombent ! Les Herbiers, c’est aussi la course qui en a fait éternuer plus d’un, à l’arrivée au pied de la côte du Fossé ! Les Herbiers, c’est aussi parfois la course qui fait halluciner tellement elle peut surprendre, comme… Enfin, vous voyez ce que je veux dire !!!

 

 

Tiens rien que l’année dernière, une échappée qui part après cinq kilomètres et qui va jusqu’au bout, n'est-ce pas hallucinant ? Personne n’y aurait cru… Sauf Damien et Vincent, qui l’ont presque menée à son terme, le premier allant chercher la sixième place et le second la troisième !

 

 

Cette année, le Vendée Roller Marathon des Herbiers se courra donc sur un circuit fermé, plus technique que physique. En fait équivalent dans son tracé à ceux de Nîmes ou encore de Rennes. De toute façon, les cinq « rouge et noir » auront un beau challenge à parachever : aller chercher une autre place sur le podium (pourquoi pas au sprint) et placer définitivement trois d’entre eux dans le Top 10 du général de la FIC ! Pour l’instant, c’est bien parti : Maxime est cinquième, Vincent sixième et Julien huitième. Alors un dernier effort avant la quille !

 

 

Informations :

 

 

Lieu de départ/arrivée : ville des Herbiers, Vendée

Départ : 15h30 dimanche 1er octobre

Circuit : urbain, technique

Ambitions : égales à elles mêmes

Concurrence : spectaculaire et arc-en-ciel (blanche, jaune, rouge, bleue...)

Site de l’événement : http://www.vendee-roller-marathon.com/

par Vincent Esnault publié dans : News
Jeudi 28 septembre 2006

Nathalie Barbotin, sa coéquipière chez Salomon de 2001 à 2003

« Que dire ??? Je pourrais en dire beaucoup sur Caro Lagrée… J'ai couru avec elle trois saisons sous les couleurs de Salomon (en 2001, 2002 et 2003) et en équipe de France. Un des plus beaux souvenirs, c'est sur la Swiss Cup d’Olten le 14 juillet 2001 : nous nous sommes échappées toutes les deux, il pleuvait et le circuit était très physique... Nous sommes arrivées main dans la main mais c'est un de mes patins qui a passé la ligne en premier alors j'ai été déclarée vainqueur. Je me souviens aussi de Vienne en Septembre 2002, une autre course très dure car il pleuvait : après de nombreuses attaques, j'ai réussi à faire partir Caro seule ! Elle a remporté SA victoire en Coupe du monde. C'était trois semaines après le championnat du monde à Ostende en Belgique où elle m'avait aidée à remporter une médaille de bronze à la course à points. Sa victoire était magnifique pour elle mais pour moi aussi... Quand je prenais le départ d'une course avec elle, je savais qu'elle ferait son maximum pour que la tactique mise en place fonctionne. Je savais que je pouvais compter sur elle à 100% : ça, je ne l'oublierai jamais ! Merci Caro !!! Des souvenirs de course, j'en ai plein d'autres... Mais avec Caro, j'ai aussi eu des tas de fous rires... »

 

 

Caroline Jean, patineuse Elite et présidente du PUC Roller

« Une fois, nous allions à une compétition avec le team Salomon : il faisait chaud et je crois bien que c'est Caro qui a atterri dans le bassin de l'aire d'autoroute, déposée par les garçons par surprise ! Toujours dans le team, une année, nous avons loupé le départ du marathon de Rome… C'était en 98 et nous regardions un match de la coupe du monde dans un café. Les Italiens ont avancé l'heure du départ (en l'annonçant au micro, encore fallait-il parler italien) et tout le team l'a loupé ! Nous avons fait de belles bêtises en équipe de France, comme par exemple entrer manger nos glaces dans une église car il faisait trop chaud dehors… Et bien sûr draguer les Italiens en cachette des coachs. Le pire étant les soirées de championnats : Caro était très douée car elle nous faisait croire qu'elle était bourrée, et nous, on y croyait à fond !!! Alors on se marrait trop, et elle sûrement encore plus. Je me rappelle de la Swiss Cup de Zurich, l’année où nous l'avions faite alors que c'était mouillé : nous voilà parties devant les gars et ceux-ci nous rattrapent - à l'époque ils partaient après nous - et hop, la belle glissade dans un virage en sortie de tunnel… Une vraie hécatombe… Je me rappellerai toujours de Caro qui a fait un tout droit dans le terre-plein : ouh làlà!!! Sinon, pour ce qui est de son caractère, Caro ne se prend pas au sérieux et est capable de délirer sans avoir peur du ridicule : c'est ça qui est super chez elle et que j'adore ! »

 

 

Olivier Babonneau, ancien du team Salomon World et maintenant entraîneur à Saint-Germain-en-Laye

« Pour ma part, tout ce que je peux dire sur Caroline, c'est qu'elle a été et restera une très grande championne à mes yeux. Elle a réussi une très grande carrière sportive à force de volonté et d'entraînement. Elle était accrocheuse et jusqu'au-boutiste. Elle a eu une longévité extraordinaire et elle me fait penser, de par son tempérament, à Jeannie Longo. Je l'ai connue toute timide à son entrée en équipe de France mais progressivement, elle s'est imposée. Elle était tenace sur les patins mais savait se lâcher après les compétitions : j'ai le souvenir de quelques soirées bien arrosées et pleines de rigolades ! »

 

 

Baudouin Patinier, son entraîneur depuis 2001 à Breuillet : « La force de Caroline, c’est son professionnalisme, son sérieux et sa rigueur à l'entraînement. J’ajouterai son envie d'expérimenter et de chercher à s'améliorer, ainsi que sa grande capacité d'endurance et sa ténacité. 15 ans de haut niveau, c’est quand même une belle carrière !  Sa technique de patinage lui a permis d'être à l'aise aussi bien sur le sec que sous la pluie, sur route et sur piste. Ses lacunes se trouvent dans son manque d'explosivité et de vitesse de pointe qui ne lui ont pas permis de briller d'avantage au niveau mondial (comme décrocher une médaille individuelle aux mondiaux). On peut dire qu’elle a un caractère parfois sensible et un entourage sportif absent à certaines périodes. Mais de toute façon, Caroline a été l'athlète et la personne qui m'a ouvert les portes du patinage de vitesse. Elle possède une capacité à faire confiance qui permet d'explorer les démarches d'entraînement sans arrière pensées. Elle possède enfin une personnalité simple et pleine d'humilité qui lui a permis d'être très appréciée sur l'ensemble des circuits et fait d'elle une vraie championne au sens noble du terme. C'est un exemple à suivre dans l'attitude et l'engagement. Aujourd'hui, je ne peux que lui souhaiter de réussir dans sa vie de famille comme elle a su le faire dans son parcours sportif. Et j’espère que nous aurons encore l'occasion de travailler ensemble dans le milieu sportif ! »

par Vincent Esnault publié dans : Portraits
Mercredi 27 septembre 2006

Après Franck Cardin et Arnaud Gicquel, c’est un autre monument du roller de vitesse français qui a pris sa retraite récemment : Caroline Lagrée. La Francilienne a passé, en tout et pour tout, une vingtaine d’années au plus haut niveau du roller de vitesse français, et ce n’est pas peu dire ! Avec un total de 50 titres nationaux, 3 titres européens, un tas de médailles nationales et internationales imposant comme un menhir breton (elle a des origines dans la péninsule), Caroline n’a rien à envier à ses compères masculins.

 

         Mais revenons un peu en arrière… Tout a commencé en Ile-de-France au début des années 80, en 1981 exactement : Caroline a alors 10 ans et elle fréquente un centre de loisirs le mercredi. C’est en se mettant au patin à roulettes sur la piste du centre qu’elle prend goût au sport. Peu de temps après, elle signe sa première licence à Arpajon. Cinq ans plus tard, en 1986, elle décroche sa première sélection en équipe de France Minime… La première parmi tant d’autres puisqu’elle fut de toutes les campagnes internationales en Cadette et en Senior. A la fin des années 1980, Caroline est l’une des meilleures patineuses françaises avec Sophie Deschamps, Nathalie Barbotin, Karine Urvoy, Valérie Dieumegarde, Sandrine Plu ou encore sa grande copine, Valérie Palvadeau.

Ses principales qualités lui auront servi tant dans le quad et dans le inline : c’est une travailleuse infatigable, bosseuse à l’entraînement, capable de dynamiter un peloton grâce à ses attaques répétées. Un peu limitée en sprint par rapport à ses concurrentes, elle préférait provoquer des cassures et finir en solitaire. C’est aussi quelqu’un de très facile à vivre, souriante, affable et pour cela, bien appréciée sur le circuit.

Caroline négocie ensuite le virage du inline au début des années 90 avec tout ce qu’il faut de sérieux et devient, en 1996, la première féminine nationale professionnelle : elle intègre alors le team Salomon World. Fait rare pour être signalé, elle a passé toute sa carrière pro sous les mêmes couleurs – y compris chez Salomon Suisse en 2004.

 

15 championnats d’Europe et 13 championnats du monde

Pour lors, à partir de 1996, la voilà partie aux quatre coins du monde, les rollers dans le sac, à la poursuite de victoires. Elle aura patiné sur les cinq continents, de l’Australie aux Etats-Unis, en passant par l’Afrique du Sud et bien entendu l’Europe. Elle a par exemple pris part à 15 championnats d’Europe et 12 championnats du monde. Son mari Laurent Desmet revient d’ailleurs là-dessus : «  les trois seuls championnats du monde qu’elle a manqué sont un peu particuliers ! Le deux premiers, c’était en Colombie en 1990 et en 2000 et l’ambassade de France avait refusé de délivrer des visas à la délégation tricolore ; le troisième, c’est parce qu’elle avait loupé ses championnats d’Europe… Et pourtant, elle s’était bien rattrapée aux stages qui ont suivi ! »

Cela ne l’a donc pas empêchée de décrocher deux titres continentaux, un titre mondial par équipe et un sacré paquet de médailles. Pour l’un de ses entraîneurs, Christophe Audoire, « l’une de ses plus belles victoires sur le circuit reste néanmoins la victoire au général de la Swiss Inline Cup 1999 ! » Cette victoire propulse Caroline au rang des plus grandes et récompense son immense travail. Christophe se rappelle encore que « lorsqu’elle était associée avec Nathalie Barbotin dans le team Salomon en 2001 et 2002, toutes les deux se sont parfaitement entendues pour faire exploser le peloton et finir plusieurs fois échappées ».

Mais un autre visage de la championne était sa capacité à se dévouer pour le team. Elle fut notamment l’une des grandes artisanes des victoires du team Salomon, permettant aux « jaune et noir » de prendre le titre par équipe sur la Coupe du Monde en 2002, d'accompagner Nathalie Barbotin au premier rang mondial en 2001 puis l’Argentine Andrea Haritchelhar en 2002 !

Caroline laisse donc derrière elle un grand palmarès et une autre particularité : durant toute sa carrière, elle ne se sera jamais rien cassé, juste fait quelques éraflures et quelques brûlures ! Avec également un regret, que Christophe Audoire exprime à juste titre : « s’il y avait eu plus de courses dures et moins de courses rapides avec des circuits lisses et faciles, son palmarès international aurait été énorme… » Un exemple des capacités hors normes de Caroline dont Christophe fait allusion : elle se présente une fois au départ de la One-eleven, la course mythique de Saint-Gallen (111km), en 1999, pour y décrocher la victoire !

A 35 ans maintenant, la Francilienne a décidé de se tourner vers un autre challenge : après son mariage en 2005, elle a donné naissance à une petite Marine, née il y a presque quatre mois maintenant. Néanmoins, comme tous les amoureux du roller, Caroline restera très présente autour des circuits. Alors, si vous la croisez, n’hésitez pas à aller lui parler : elle vous répondra avec son sourire et sa gentillesse habituels !

 

 

Palmarès express :

Athlète de haut niveau (dans l’équipe de France) depuis ses 15 ans

50 titres de championne de France, sur tous les types de distance (du 300m au marathon)

3 titres de championne d’Europe

Championne du monde par équipe

15 participations aux championnats d’Europe et 13 aux championnats du monde

3 fois vainqueur des Trois Pistes : 1991, 1992 et 1993

Vainqueur de la SIC en 1999 et 2000

2ème de la World Cup en 2000 et 4ème en 2001

Vainqueur des marathons de Vienne, Bern, Echallens, les Herbiers…

 

La suite demain avec les témoignages de ses amis...

par Vincent Esnault publié dans : Portraits
Mercredi 27 septembre 2006
par Vincent Esnault publié dans : Free Zone
Lundi 25 septembre 2006

Vincent Esnault (Mas Rollerblade France) a gagné la 9ème étape de la FIC des Trois Vallée ce dimanche, amenant à son terme une échappée de 37 km avec deux autres patineurs. La course s’est déroulée sur un sol glissant mais dans de bonne conditions pour patiner... Et s’est conclue d’une manière particulière : en effet, Yann Guyader a aussi été déclaré vainqueur, mais du sprint du peloton.

La course s’est vraiment lancée après 5km, quand Sébastien Babault (K2/Pierre-qui-Roule) et Matthieu Barrault (Levallois Sporting Club) ont attaqué : ils furent immédiatement rattrapés par Vincent. Les trois relayèrent alors ensembles et créèrent un écart de une puis deux minutes. Derrière, le peloton était emmené par les patineurs de l’UCNA-Roller (Matthieu Boher et Richard Deniaud) et Yann Guyader (Timmermann-Powerslide). 

 

Le trio attaquait une des principales difficultés du circuit, la côte vers Longchêne, quand le peloton a pris une mauvaise route (plus courte), aux environs de la mi-course. Ils ont finalement tous fini ensembles, le peloton ayant attendu l’échappée dans la forêt de Rambouillet avec 5km et quelques efforts en moins... Dans les tous derniers kilomètres, Julien Despaux et Vincent ont été très actifs, essayant de contrôler chaque tentative de nouvelle échappée, alors que Maxime Provost contrôlait de l’arrière. 

Il était presque certain que cela aurait fini en un sprint massif, même si Mikaël Lannezval (LSC) essaya une dernière fois de partir à six kilomètres de l’arrivée : il fut alors pris en chasse par Antoine Jacquier (MAS Rollerblade France). En haut de la dernière côte de 3km, ce fut Yann Guyader qui franchit la ligne en tête devant Julien Levrard (LSC) et Matthieu Boher (UCNA-Roller). Maxime est cinquième, Vincent huitième et Julien neuvième. Mais Vincent savait qu’il devait juste contrôler ses deux compagnons d’échappée, Matthieu et Sébastien, pour gagner cette course particulière... Parce que le peloton n’avait pas fait la même !

Personne ne sait ce qui se serait passé si le peloton avait pris la bonne route… Une petite erreur de trajectoire a eu de lourdes conséquences à l’arrivée, mais ça peut arriver ! L’organisation a sportivement décidé de déclarer deux vainqueurs à cette course, Vincent et Yann, et ce doit être la bonne décision ! En conclusion, on peut dire que les patineurs du team ont rempli leur contrat, allant décrocher un podium, une place dans le Top 5 et une autre dans le Top 10. La semaine prochaine, il convergeront avec leurs adversaires préférés vers les Herbiers, en Vendée, pour la grande finale de la French Inline Cup 2006…

par Julien Despaux publié dans : Comptes Rendus
Dimanche 24 septembre 2006

Vincent Esnault (MAS Rollerblade France) won the FIC stage 9 of 3 Valleys this Sunday, concluding an epic break away of 37kms with two other skaters. The marathon was raced on sliperry grounds but in good conditions for skating... And ended with a particular conclusion.

 

The race really started after 5kms, when Sébastien Babault (K2/Pierre-qui-Roule) and Matthieu Barrault (Levallois Sporting Club) attacked: Vincent stuck in their wheels immediatly. The three relayed well together and opened a gap of 1, then 2 minutes. Behind, the pace was leaded by skaters from UCNA-Roller (Matthieu Boher and Richard Deniaud) and Yann Guyader (Timmermann-Powerslide) but also well controlled by Vincent and Matthieu team mates.

The trio was entering one of the most difficult part of the circuit when the peloton took a wrong and shorter way, at about mid-race. All finally finished together, the pace waiting the escapee in the Rambouillet forest with about 5kms and few efforts less... In the very last kilometres, Julien Despaux and his team mate Vincent were very active, trying to control each attempt of new break, whereas Maxime Provost was controlling behind.  

It was quite sure it would have ended in a massive sprint, even if Mikaël Lannezval (LSC) tryed a last time to go: he was quickly chased down  by Antoine Jacquier. At the top of the 3kms last up hill, it was Yann Guyader who crossed the line first, in front of Julien Levrard (LSC) and Matthieu Boher (UCNA-Roller). Maxime Provost was five and Vincent six. But he knew he just had to control his two companions of break to win this particular race... Because the pace has not made the same one!

No one knows what would have happened if the pack had taken the good way... A little error had big consequences at the end, but it can happen. The organisation decided sportively to give this race two winners, Vincent and Yann, and it must be the best decision!

par Vincent Esnault publié dans : Articles in English
Samedi 23 septembre 2006

Damien est né sur ces routes, Antoine et Vincent en ont fait un terrain de jeu d’adoption, Maxime les a vainques l’année dernière et Julien sait à quoi il faut s’attendre. Le Roller Marathon des 3 Vallées, qui se déroulera demain autour de Saint-Chéron et de la forêt de Rambouillet, n’est pas le moins connu des marathons de la French Inline Cup pour le team MAS Rollerblade France !

  

Le parcours n’est pas le plus facile non plus. Déjà, pour sortir de Saint-Chéron, il faut commencer par gravir une côte de 1 kilomètre. Et enchaîner avec une descente de 3 kilomètres… En fait, mis à part quelques parties de faux-plat montant, la première moitié du parcours ressemble à des montagnes russes ! Sans parler de l’arrivée : elle se jouera au sommet d’une côte de 3 kilomètres (celle que les patineurs auront descendue au départ).

Mis à part le circuit, les patineurs du team auront d’autres adversaires à surveiller : ceux du team Levallois Sporting Club par exemple, sans oublier Matthieu Boher (UCNA-Roller), l’homme qui avale les bosses à la chaîne. L’objectif des cinq « noir et rouge » sera de ramener un podium et des places dans le Top 10, ce qu’ils semblent en mesure de faire. On en saura un peu plus ce dimanche vers les 15h.

Roller Marathon des 3 Vallées

 

Date : dimanche 24 septembre

Horaire : départ à 13h30 devant la mairie de St-Chéron

Temps : mitigé, peut-être pluvieux

Parcours : difficile mais roulant

Objectifs du team : élevés

Concurrence : remontée et avec des platines bien serrées

par Vincent Esnault publié dans : News
Vendredi 22 septembre 2006

                                 

Après Philippe Poirier, c’est l’autre gagnante de la French Inline Cup de Rouen catégorie Open, à savoir Léa Reguer-Petit, que nous avons interrogé. Certes, la licenciée du Mont-Saint-Aignan Roller Skating (un club qui fêtera bientôt ses 40 ans) est moins connue que le Sarthois (voir son palmarès plus bas), mais son parcours est tout aussi intéressant ! Elle nous le raconte d’ailleurs en quelques phrases :

« J’ai eu ma première paire de patins en 1989 je crois, le jour de mes 4 ans. C’est cette même année que mes parents m’ont inscrite au Baby-club. Ensuite, j’ai suivi les cours de l’école de patinage en quad bien sûr, puis j’ai commencé la course (toujours en quad) en 1992 : j’étais alors en poussine B. Depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté, sauf que je me suis entraînée de façon très irrégulière. La seule année où je n’ai pas eu de licence correspond à une année passée aux Etats-Unis : c’était en 2002-2003. C’est là-bas que j’ai découvert le soccer. En fait depuis mon retour, je ne me suis jamais remise sérieusement au roller, j’ai diversifie les sports. Depuis mon bac, je ne m’entraîne quasiment plus du tout en roller. Je fais du foot, du raid… Mais je sens bien que ça me démange vraiment ! Je veux, je vais reprendre. C’est décidé ! A partir de 2007 je m’y remets ! »

Dans cette interview, Léa nous reparle de sa victoire à la FIC de Rouen mais aussi de son passé dans le roller et de ses projets pour l’avenir. Nous t’écoutons Léa… 

 

Bonjour Léa. Pour commencer, félicitation pour ta victoire au Normandie Roller Tour la semaine dernière ! J’aimerais que tu me parles un peu de cette French Inline Cup…

Merci… En fait, ça me fait drôle toutes ces félicitations. Ca fait plaisir ! Cette victoire fut un peu inattendue. Je n’étais connue de personne sur le circuit et d’ailleurs, aucun visage ne m’était familier non plus (chez les filles !) Cela dit, les ingrédients nécessaires à une éventuelle réussite étaient réunis ! Premièrement, j’étais chez moi et, quoiqu’on en dise, ça compte. Ensuite, physiquement, j’étais très bien. Depuis la mi-août, j’avais repris le foot, plus exactement la « prépa physique ». Et je m’entraînais quasiment tous les jours (hmmm, malgré une semaine de vacances à ne rien faire au milieu… mais chut !) J’ai aussi fait un peu de vélo : j’adore ça ! Par ailleurs, j’avais la rage au ventre, j’étais très énervée (suite à un début de week-end « éprouvant »…). Et puis, au fond de moi, je savais que j’étais bien, et vraiment, je voulais me le prouver, à moi et aux autres. J’en ai eu marre de me contenter de faire du roller en « touriste ». Pourtant, dix secondes avant le départ, j’ai vu Cédric, mon entraîneur (même si je ne m’entraîne pas, il reste mon entraîneur), et j’ai craqué, nerveusement, je me suis effondrée… Puis ressaisie ! Un coup de panique, une poussée d’adrénaline intense… Je me sentais perdue au milieu de tous ces patineurs. Comment gérer ma course ? 30km : serais-je capable de finir ? Soudainement, j’avais perdu toute confiance en moi. Puis le coup de pistolet a retenti sur le bord de Seine… Allez savoir ce qui s’est passé dans ma tête par la suite… C’est cette rage qui m’a donné l’énergie de m’accrocher et de si bien finir. Le circuit ? Il m'a bien plu. Tout ce qui est physique, technique, original, ça me plait. Ca me plait d’autant plus qu’une fois la difficulté passée, je me sens encore plus forte pour continuer. Le tunnel, les faux plats, les plaques, le virage en épingle : un vrai régal ! Je reconnais-là mon côté intrépide. Ce qui m’a surpris, très agréablement d’ailleurs, c’est l’ambiance qui régnait au sein du groupe. Les garçons étaient très sympas, les filles, et ce malgré quelques attaques, s’attendaient, prévenaient en cas d’obstacles, se parlaient. Aucune agressivité ni verbale, ni physique, n’a été ressentie. Le roller c’est superbe, ce n’est pas toujours le cas pour le foot, même chez les filles !  

Parlons du contexte de cette année maintenant : on peut dire qu’après ce qu’on peut appeler une coupure, tu reprends goût au roller par le biais des marathons !

J’ai grandi, c’est moi qui ai les cartes en mains désormais. Pas de résultat sans entraînement… Et ça me titille de reprendre depuis quelques temps. Thibaut, un ami patineur, n’arrête pas de me booster… Je crois que je vais lui donner raison… Désormais : c'est à moi de jouer je crois. Je ne sais pas si je « reprends » réellement par le biais des marathons… Je n’ai jamais fait de longue distance en roller. Je reconnais que ces 30km m’ont bien plus. J’aime beaucoup les longues distances de manière générale. Je ne sais pas ce que cette course représentera pour moi à terme... Un très bon souvenir c’est certain, mais au delà de ça... Un déclic ? Ou bien une course (presque) comme une autre, banale. Je crois que c’est plutôt un Raid de 272km entre Turin et Chambéry en mai dernier qui m’a donné un minimum de confiance en moi… Je sais de quoi je peux désormais être capable.

Il parait que tu n’avais pas beaucoup de préparation avant de courir à Rouen : est-ce vrai ?

C’est vrai : je n’avais aucune préparation sur les rollers. Ce n’est pas très sérieux de ma part, je l’admets. Mais c’était à Rouen. Je me disais : pourquoi pas ? J’étais très indécise, et je le suis restée jusqu'à la dernière minute. Et puis je me suis finalement lancée dans l’aventure ! Je me suis inscrite le matin même… L’envie était là. Il n’y aucun doute pour ça.

Et justement, j’imagine que ton passé dans le monde du roller t’a aidé un peu, voire beaucoup !

Disons que les bases techniques acquises lorsque j’étais plus jeune, je les ai gardées. Et c’est plutôt un point fort chez moi, donc tant mieux. Du moins ça l’était. Mon « passé » dans le monde du roller me donne un semblant de confiance en moi (je dis ça car, de façon générale, c’est toujours le mental qui déraille chez moi : je dois le travailler, c'est indéniable.) Je suis à l’aise dans les pelotons et l'agitation de certains pelotons ne m'effraie pas : c’est vrai que ça peut aider. Maintenant, la volonté de gagner, je ne sais pas si je l’ai vraiment… Mais ça se gagne ça, non ? Ce qui est certain, c’est que j’ai la volonté de me battre, de ne pas « lâcher le morceau » comme on dit. Surtout pas d’abandon ! Et ça, c’est le sport en général qui me l’a appris. Je me plais bien dans un peloton, les rollers aux pieds ! Je m’y suis toujours plue. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, c’est vrai, je confirme, ça aide sûrement.  

Toi qui as un peu de recul suite à ta « coupure » d’avec le monde du roller, pourrais-tu comparer les deux époques, l’avant et l’après ?

La coupure reste relative, car j’ai fait les 24 heures du Mans et l’Internationale du Grand Rouen cette année (mais toujours sans entraînement en roller, c’est vrai). Le Grand Rouen est une course sympa que je fais depuis que je suis toute petite, où on se confronte avec des Belges, des Allemands ou encore des Anglais… il y a même eu des Japonais. Sinon, pour en revenir à la question, la démocratisation du roller a modifié, pour tous, le paysage sportif de la discipline. Le roller attire désormais un public (aussi bien acteur que spectateur) bien plus large qu’auparavant. Ce n’est plus quelque chose qu’on ne pratique qu’« entre-nous », patineurs de vitesse. On se donne en spectacle maintenant ! Et c’est tant mieux : c’est un sport magnifique ! S’il y a une chose qui me frappe, ce sont notamment les performances des patineuses qui ne sont pas issues du roller : ce sont souvent des triathlètes ou des cyclistes qui ont commencé très tard notre discipline… Et ça, j’ai l’impression que c’est quelque chose de nouveau. Elles me font envie. Je vais donc leur porter compagnie dès la rentrée prochaine… Alors que je connais ce monde du roller, j'ai pourtant l'impression de ne pas trop savoir où je vais mettre les pieds a la rentrée : c'est... surprenant !

La question n’est peut-être pas bonne… Mais y a-t-il quelque chose qui te rend nostalgique des courses d’avant ta coupure ?

Oh ! Que c’est bien d’être enfant ! On se pose beaucoup trop de questions lorsqu’on devient grand, sur la ligne de départ notamment ! Mais le « patin » me manque vraiment… Et puis voir tous ces patineurs savourer leurs courses, leurs victoires (et leurs déboires)… Je ne peux plus attendre. Il faut vraiment que je m’y remette ! J’aime tellement ça ! 

 

Quels sont tes objectifs de fin de saison maintenant ?

La fin de saison ? Il y a d’autres FIC ? Aie ! Je pense plutôt à 2007 en fait. J’en ai marre de ne pas me donner les moyens d’y arriver, et là, je vais tout faire pour atteindre des objectifs que je me serai fixée auparavant. Prendre un maximum de plaisir sur les rollers pour retrouver de bonnes sensations sera mon principal objectif. Je sais que j’en baverai à l’entraînement. Mais après tout, ça fait parti du jeu. 

Qu’est-ce que tu vas entreprendre pour arriver à prendre un « maximum » de plaisir justement ?

Euh… Je vais essayer de « m’auto discipliner » quant à mes entraînements. Une chose me pose problème malgré tout : j’ai besoin de patiner avec d’autres patineurs pour progresser tant sur le plan physique que sur le plan technique (j’ai cru entendre parler d’optimisation de la glisse : j’ai besoin d’aide !), j’ai besoin de côtoyer du monde… Je fais mes études à Paris et je ne sais pas trop avec qui rouler pour l’instant.

Mais comme tout le monde, tu vas devoir concilier plusieurs choses…

En effet, entre les études, les loisirs et la famille, il faut un minimum d’organisation. Et ce n’est pas toujours évident. Je suis actuellement en Licence d’Economie Gestion à l’université Paris Dauphine. J’entame également cette année une formation en parallèle qui me permettra d’obtenir un Certificat d’Etudes Juridiques. Mon principal défaut, c’est que j’ai du mal à faire des choix. En fait, je fais beaucoup (trop) de choses à la fois et je comprends que ce soit une peu stressant pour mon entourage. Pourtant, je fais mon petit bout de chemin… Mais il parait que c’est stressant de me voir toujours courir partout à 200km/h. Entre les nombreux matches de foot, le raid, les voyages, les copains, la fac (ou j’ai en plus des responsabilités), et le reste… Je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer. Mais je ne le cache pas, ça m’a quand même joué des tours cette année (et s’il n’y avait eu qu’un avion de loupé…). J’apprends donc à faire des choix et tant pis s’ils ne sont pas forcément les meilleurs. J’aime bien apprendre. On apprend en faisant des erreurs de toute façon, non ? J’adore l’aventure. Cette année, je concentrerai mon énergie sur les études… Et sur le roller. Je vais mettre un bémol sur le foot (foot et roller, bien que complémentaires, ne s’avèrent pas être compatibles si l’on veut pratiquer sérieusement.) Par ailleurs, il va me falloir trouver de quoi financer mes rollers, mes déplacements, mes frais d’hébergements etc. Mais ça, c’est une autre paire de manches !

A bientôt j'espère - j'ai des nœuds dans l'estomac en disant ça... un mélange d'appréhension et d'impatience certainement. Bonne fin de saison a tous ! Et merci à tous les bénévoles qui s’investissent dans la vie des clubs, des ligues, de la fédération, des manifestations diverses, et grâce a qui, nous, patineurs pouvons prendre tant de plaisir à patiner…

Je voudrais juste ajouter cette belle phrase d’Albert Jacquart :

« On ne se bat pas contre l’autre, mais GRACE a l’autre et CONTRE soi-même »

Merci pour cette interview Léa et donc, à très bientôt !  

 

Club : Mont-Saint-Aignan Roller Skating (76) depuis 1989

Palmarès :  

 

-         de nombreux titres régionaux (ligue de Haute-Normandie)

-         plusieurs participations aux championnats de France depuis 1996 (St-Brieuc)

-         3ème à la coupe de France de Quimper

-         3ème de l’Internationale du Grand Rouen en 2006

-         26ème par équipe des 24 Heures du Mans en 2006

-         1ère de la FIC de Rouen catégorie Open en 2006

-         1 victoire d’étape lors du Raid Total Centrale Paris en mai 2006

Mercredi 20 septembre 2006
par Vincent Esnault publié dans : Free Zone
Lundi 18 septembre 2006

The eighth stage of the French Inline Cup was raced this Sunday under a showing rain between Pontarlier and Mouthe, East of France. On some good roads for skating and a up hill circuit, the skaters from the team of MAS Rollerblade France showed great performances. After Vincent last week, the “black and red” once again took the fifth place, but this time with Maxime!  

 

In the men’s course – a 36km town to town race between Pontarlier and Mouthe - Maxime Provost and Vincent Esnault had to compete against many adversories (teams of Levallois, UCNA-Roller and IXS-Fila). During the 25 first kilometres, Vincent was going in quite each attempts of break, capturing the mid-race sprint. He protected Maxime till the “côte du Brey” up hill. This one climbed it in the wheels of the two favourites Matthieu Boher (UCAN Roller) and Julien Levrard (LSC). He arrived in a six men group and finally took the fifth place after a controvery sprint. Vincent finished eight, sprinting against Mikaël Lannezval (LSC) without a success... The victory came to Nicolas Iten (IXS Fila) in front of Matthieu Boher and Julien Levrard.

Antoine decided to race early in the morning, even if it was raining a lot. He knew the situation could have been delicate for his arm (whose been broken two times since April), but he promised to be very careful. He finally finished 20th at the scratch (and 15th at the Elite ranking).

The day before, the duo of MAS Rollerblade France with Antoine Jacquier captured the bronze in the relay race, behind the teams of Roll’X and UCNA-Roller.

Maxime, le coach et Antoine Ca parle tactique de course !

par Vincent Esnault publié dans : Articles in English
 
 
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