
Après les 24 Heures du Mans, les championnats de France piste et le marathon de Zug, on peut dire que la moitié de la saison est passée. Même si sur le papier, il ne reste que trois mois, à peine, c’est pourtant vrai : depuis le mois de mars, les courses se sont enchaînées presque tous les week-ends avec en plus, pour les patineurs, un emploi du temps extra sportif souvent chargé.
A partir de fin juillet, le rythme ne baisse guère pour autant… Julien et Maxime s’envoleront vendredi pour l’Italie, où ils disputeront les championnats d’Europe avec l’équipe de France. Damien et Vincent vont de leur côté se préparer pour les quelques marathons à venir en août, des épreuves plus longues en kilométrage et plus spécifiques. Antoine enfin devra encore faire preuve d’un peu de patience : son plâtre est moins encombrant, mais toujours aussi handicapant.
En attendant, le team tient à faire comme le grand Matthieu, vous dire : « bisous et merci ! » pour votre fidélité depuis l’ouverture du blog. Vous avez en effet été 4390 visiteurs uniques et 15 500 pages ont été vues en tout. Toute l’équipe vous donne maintenant rendez-vous sur les derniers marathons de la French Inline Cup pour d’autres aventures !
Benoît a été l’un des premiers pros du circuit du roller de vitesse mondial. Après être passé par le team Bauer (avec un certain Arnaud Gicquel), puis Roces et Salomon, il est arrivé dans celui de Rollerblade France en 2002. Bon d’accord, cette interview n’a pas trop lieu d’être étant donné que Benoît n’a pas arrêté le roller, bien au contraire : après avoir mis les pieds chez Doby, il a signé une licence avec le Levallois Sporting Club. Son palmarès est bien fourni : il a été membre de l’équipe de France, champion d’Europe, il a presque gagné la Swiss Inline Cup et compte quatre victoires aux 24 Heures du Mans… Et ce n’est qu’un aperçu. Cette année, il est aussi monté sur le podium de la French Inline Cup de Lille. Mais à part la compétition, l’un de ses principaux objectifs reste de se faire plaisir dans le roller.

Alors tout d’abord Benoît, comment ça va ?
Très bien !
Et d’un point de vue sportif, tu en es où ?
Pas trop mal, je relance ma carrière avec un podium en FIC (lol) ! Non, ça va bien : du moment que je prends plaisir, c’est le principal.
Est-ce que le roller te manque ?
Non, car j’en fais encore avec mon club (le Levalois Sporting Club), tu sais Vince, ceux qui te font gagner les 24 Heures !!!
Quels sont tes plus mauvais souvenirs en roller ?
Une chute a Rome (putain d’Italie)… Bilan : clavicule de cassée, les deux poignets plus le nez et le genou ! Qui a fait mieux ?
Et les meilleurs ?
Tous car j’y et rencontré des concurrents qui sont devenus des amis : que du bonheur !
Un petit mot pour tes glorieux successeurs ?
Les gars, il ne faut pas se poser de question, il faut juste allez au charbon, comme ça pas de regret !
Week-end chargé pour Damien Cochet, Maxime Provost et Vincent Esnault : les trois coureurs du team MAS Rollerblade France, accompagnés pour l’occasion par Julien Levrard (Levallois Sporting Club) et Yann Guyader (Timmermann Powerslide), ont couru deux marathons en deux jours. Et non des moindres puisqu’il s’agissait de la Swiss Inline Cup de Zug et de la World Inline Cup de Munich. En voici le récit en quelques lignes… Et en quelques chiffres !
Le premier marathon, celui de Zug, est un classique de la Swiss Inline Cup. Tellement classique qu’on y dénombre près de 6000 participants tous les ans ! Le circuit est simple : un tour du lac avec départ et arrivée à Zug. La première partie du parcours est assez « facile » car totalement plane ; les difficultés surgissent au bout de vingt kilomètres avec les premières côtes – il y en a quatre en tout. La chaleur se rajoutait à ces conditions de course, le thermomètre frôlant très certainement les 30°C à l’ombre (départ donné à 18h30).
Durant la première partie de course, les trois coéquipiers du team restèrent à l’avant, attentifs. Aux abords de la première côte, la plus difficile, Damien était plutôt bien placé ; mais le Francilien ne parvint pas à maintenir sa place et il se retrouva dans une cassure au moment de virer au sommet. En revanche, Vincent et Maxime, partis de plus loin, purent basculer dans une meilleure position, dans le paquet de tête en fait. Dès lors, la course était presque jouée. Sauf pour Vincent qui dû lâcher à son tour dans la dernière difficulté, pourtant pas la plus difficile… Il se laissa alors glisser dans le groupe de Damien.
A l’avant, Maxime se maintenait parmi les meilleurs. Il ne pu cependant pas enclencher la bonne vitesse pour le sprint final et devait se contenter d’une 19ème place. Néanmoins, le Nantais avait bouclé son marathon dans un temps très bas, en 57’30, preuve qu’il arrive en forme pour les prochains championnats d’Europe. Damien et Vincent arrivaient dans les 50 premiers un peu plus loin. Notons que Julien Levrard finissait ce marathon dans la roue de Maxime et que Yann Guyader, lui, parvenait à se glisser à la 8ème place du sprint final.
Pas le temps de faire du tourisme sur les bords du joli lac de Zug pour les cinq compétiteurs… Ils devaient prendre la voiture de nuit pour rallier Munich via l’Autriche vers les 2h du matin et penser à leur seconde épreuve. Cette WIC, première du genre dans la capitale bavaroise, était couplée avec le salon annuel des exposants du roller (Ispo). Le départ était programmé à 17h pour trois tours de 10 kilomètres et 9 kilomètres en plus dans la périphérie de la cité. Encore une fois, la chaleur était intense et le vent orienté de face dans la ligne droite d’arrivée.
Les vingt premiers kilomètres s’apparentèrent plutôt à un échauffement pour le trio : le but était de rester placé et vigilent dans le paquet. Damien tenait à se maintenir dans les 25 premiers tandis que Maxime et Vincent patientaient un peu plus loin. Malgré quelques velléités, aucune réelle échappée ne parvint à se former à l’avant, vu notamment la configuration du tracé (circuit presque totalement plat). Mais la fatigue de la veille allait quelque peu changer la donne : au milieu du second tour, un groupe d’une quinzaine de coureurs réussit à se faire la malle, avec notamment Yann Guyader, mais sans ses autres compagnons de voyage. Ce petit groupe s’égraina ensuite au fil des kilomètres alors qu’à l’arrière, Vincent et Damien tentaient également de sortir en provoquant des ruptures – mais sans réussite.
Au bout des 40 kilomètres, Yann régla assez facilement ses quatre derniers collègues d’échappée et empocha sa seconde victoire dans la série mondiale des marathons après celle de Saint-Moritz. Damien et Vincent, ainsi que Julien, sprintèrent dans le paquet pour les places d’honneur. Il fallait encore attendre 21h30, et la fin de la cérémonie protocolaire des podiums pour Yann, pour pouvoir quitter Munich et traverser l’Allemagne par Francfort, puis la France en passant par la Lorraine, et le tout de nuit. Arrivés à bon port – c’est-à-dire dans l’Essonne – à 5h du matin, les patineurs devaient encore se lever de bonne heure lundi matin, Damien pour aller travailler à Paris, les quatre autres pour rallier leurs provinces d’origine. On peut dire que vers les 15h, tout était en ordre… Après 1 week-end, 2 marathons, 4 pays et 2 500 kilomètres !

Fiche d’identité
Nom : Rollit
Prénom : Phil
Age : 64 ans
Profession : Réalisateur audiovisuel
Né à Paris et Parisien de cœur, Phil s’entraîne souvent autour du Champ de Mars et des Invalides où il habite. Il adore la glisse sous toutes ses formes : ski slalom géant, surf, bodyboard, boomerang… et bien sûr le patinage ! Il a appris à patiner avec une équipe de hockey sur glace à l’époque où Paris offrait encore de nombreuses patinoires ! Il pratique et il enseigne le tai chi chuan pour entretenir la souplesse et la forme. Dans cette interview, Phil nous évoque les aspects techniques et personnels de son « métier ».
Mais auparavant, pour les besoins de cette interview, Phil nous explique comment il est entré dans le monde du roller de vitesse :
« J’ai commencé par réaliser l’émission RollerTV sur le diffuseur généraliste CanalWeb il y a déjà 7 ans. C’était une hebdomadaire de 26 minutes diffusée en direct puis en différé à la demande sur Internet. Nombreux sont les acteurs du monde du roller parisien qui y ont participé et qui s’en souviennent encore ! Puis j’ai filmé et mis en ligne sur le site actuel RollerTV.com, les principales épreuves européennes de downhill, slalom figures, slalom vitesse, etc. Cependant le roller de vitesse représente pour moi la quintessence du geste de patinage et c’est en esthète que je filme ces patineurs. Je me suis rapproché de divers techniciens de cette discipline, ce qui m’a permis de réaliser une série de films techniques qui ont eu un grand succès. D’autres sont en projet. J’ai donc commencé à filmer des patineurs de vitesse lors des marathons. Mon avis est que ces épreuves reines donnent à voir ce que le patinage en ligne peut offrir de plus beau et de plus abouti… »
Bonjour Phil. Tout d’abord une question technique qui intéressera les passionnés de photographie et les amateurs : quel type de caméra et d’appareil photo utilises-tu ?
Je dispose de trois caméras que j’utilise selon les besoins. Deux sont très légères dont une ultra rapide pour les ralentis. La troisième, une triCCD, assure une meilleure qualité tout en restant d’un poids acceptable, embarquée une heure à bout de bras sur une moto ! Je filme en DV car c’est facile et bon marché. Je ne soigne pas spécialement la prise de son parce qu’aux environs des arches d’arrivée, le son est atroce. J’utilise souvent des micros directionnels pendant les interviews pour éviter de prendre trop de sons d’ambiance. En revanche, je laisse le son d’ambiance (sans le vent) lorsque je filme en moto car le bruit des roues participe au rythme des patineurs.
Comment prépares-tu ton matériel avant de descendre sur un marathon ?
Quand je repense à toutes les courses, je m’aperçois que jamais je n’ai raté un reportage à cause du matériel. Bien sûr, je prends une autre caméra toute prête au cas où… Je l’ai sortie il y a deux ans, le jour où j’ai grillé un écran LCD sous une soudaine averse, une sorte de déluge dont seule Rennes a le secret. Les batteries actuelles sont tout à fait capables de supporter cinq heures de tournage : de ce côté, pas de souci ! Dans l’ensemble, le problème du matériel est moins crucial pour moi que pour les coureurs !
Est-ce que tu fais un travail de repérage avant les courses pour savoir où sont les meilleures prises de vue ? Et comment se fait la collaboration avec les pilotes de motos ?
Une fois l’aspect matériel assuré, je peux me consacrer à l’avant-course qui consiste à fureter autour des voitures et des stands, à rencontrer les patineurs, et surtout le pilote moto qui, dans le meilleur des cas, m’est attribué. A ce sujet, je dois souvent me contenter de quelques tours de moto comme une faveur, en particulier pour les marathons Elites et surtout pendant les FIC classées WIC. Car c’est Sport +, FR3 et certains autres partenaires mieux introduits qui ont les faveurs des organisateurs… Et en conséquence les motos. Des motards spécialisés pour filmer les courses existent bien mais ils sont très chers. Seuls quelques rares prestataires peuvent se les offrir. Il m’est cependant arrivé de tomber sur un ou deux motards géniaux, possédant naturellement le sens du cadre et de la prise de vue, qui me faisaient des travellings en s’arrangeant pour ne jamais nous placer à contre jour. Bref, ne rêvons pas, hélas pour nous, les motards sont des bénévoles peu sensibles aux exigences d’une caméra. De plus, il est très rare de retrouver un même motard d’une année sur l’autre - quelquefois aussi à notre grand soulagement ! En effet la grande majorité de ces motards n’ont jamais côtoyé de patineurs. Quelques-uns ont occasionnellement ouvert ou suivi des courses de vélo. Les instructions données par les organisateurs sont avant tout sécuritaires… Souvent en totale contradiction avec les souhaits professionnels des cameramen. Le résultat est que ces motards sont mal à l’aise pour doubler le long des paquets, possèdent des rétroviseurs insuffisants pour voir les patineurs placés en arrière, et ils paniquent lors des entrées/sorties de virages et de ronds-points. Les patineurs leur déboulent alors immanquablement sur l’arrière et c’est surtout grâce à l’agilité des coureurs qu’aucun accident sérieux n’est encore à déplorer. Il est intéressant de noter que les « motos dédiées aux média » n’existent simplement pas dans les épreuves de la SIC, prévoyance sécuritaire suisse oblige.
Ca va peut-être en surprendre plus d’un, mais peux-tu dire que, comme les athlètes, tu participes aussi intensivement à la course ?
Un motard expérimenté et habile est capable de mieux nous faire suivre
Qu’est-ce que c’est, pour toi, une course parfaite ?
La course idéalement filmée serait celle où chacune des actions majeures serait suivie, mettant en évidence les stratégies dans les équipes, mais aussi les échappées, les poursuites, l’effort rythmé dans les côtes, les magnifiques croisés dans les virages, les efforts solitaires, les sprints et les arrivées ! Avec en plus les interviews à chaud ! C’est mon meilleur souhait à chaque course : donner un aperçu des moments forts avec en point d’orgue l’effort de chacun. Le geste sportif individuel et collectif, dans le cadre et avec la mise en scène d’une course marathon. En vérité, il n’y a pas spécialement de bonnes images quand on fait de la vidéo sportive : pour moi, le propos est de suivre une action dans son intention et sa durée en cherchant la charnière qui conduira au plan suivant. Par exemple, un regard vers l’arrière d’un échappé traduit l’inquiétude : en suivant son regard, la caméra montre aussi l’objet de ce regard, c’est-à-dire la chasse qui s’organise derrière lui. Ce sera le plan suivant. Les « belles » images sont plutôt du domaine de la photographie.
Qu’est-ce qui, au fil des saisons, te passionnes toujours autant dans ce sport et ta façon de l’aborder ?
Je trouve toujours plus d’intérêt à suivre les courses parce que je connais de mieux en mieux les patineurs et les organisateurs qui font ensemble un travail formidable. Je pense que le marathon de vitesse est une course qui devrait connaître un grand essor. Qu’il soit un ville à ville ou un circuit urbain, sa durée d’une heure et demie livre un spectacle vivant et de grande qualité. L’écho que RollerTV donne de chaque marathon participe à mieux faire apprécier ce sport exigeant et beau.
Est-ce qu’on peut faire un parallèle entre ton boulot de reporter image et les patineurs de vitesse ?
On pourrait faire un parallèle entre mon travail et celui des patineurs. Oui, chacun à sa manière doit être prêt le jour J. Je rencontre les patineurs dans le train, on se côtoie dans les hôtels. Je participe au trac du départ et aux efforts déployés pendant
Le travail de post-production est tout aussi important…
Après les podiums, les coupes distribuées, ma partie commence vraiment ; les images dans les cassettes DV, il faut les transférer sur ordinateur, puis les visionner, les monter, et enfin les mettre en ligne sur Internet. Je n’entrerai pas dans les détails de nos petits secrets de fabrication, je peux juste vous assurer que c’est une affaire de plusieurs jours. Nous avons parallèlement mis en place un système de porte-monnaie électronique qui permet à l’internaute de télécharger des films, et aussi de contribuer au fonctionnement de RollerTV. Paypal, le système choisi pour effectuer les achats de vidéos, répond à la vocation internationale de RollerTV en permettant des achats en devises. Quelques chiffres pour finir : RollerTV est hébergé chez le plus gros fournisseur d’accès européen avec une bande passante de 20 Mbits, ce qui permet de lire et de transférer les vidéos sans problèmes avec l’ADSL. En moyenne annuelle, 800 visiteurs/jour et 10 Goctets/jour transférés. Plus de 40% des visiteurs sont étrangers, en progression, ce qui montre l’intérêt suscité par le roller en ligne hors de France. Des projets de développement ? Oui si le temps et l’argent ne me manquent pas car tout cela est fait en plus de mon travail…
Un dernier mot Phil ?
Merci à Arnaud Gicquel, inventeur de la FIC ! Longue vie à notre sport et à bientôt sur les circuits.

La technologie prend une part essentielle dans le roller skating de vitesse. Pour aller plus vite, la qualité des roues et des roulements semble primordiale par exemple. Depuis une quinzaine d'années, avec l'arrivée du patin en ligne, les innovation apparaissent encore plus flagrantes. Mais avant d’en venir là, il aura tout de même fallu deux siècles et demi d’innovations… 
La date est attestée : c’est en 1760 que le Belge Jean-Jacques Merlin, alors expatrié à Londres, installe des roues à la place d’une lame sous ses chaussures de patin. Des patins… en ligne donc ! Mais pour lors, ils ne se composent que de deux roues sous chaque chaussure. Pendant un siècle ensuite, de nombreux innovateurs ont essayé d’améliorer l’invention lancée par Merlin. En 1819, le Français Petitbled aligne trois roues et son patin connaît un formidable succès sur les grands boulevards parisiens. Quatre ans plus tard, l’Anglais R. J. Tyer met au point un patin très perfectionné avec cinq roues en ligne. Ca ne vous rappelle rien ? En ce début de XIXème siècle, les roues sont en bois, en métal ou, plus précieux, en ivoire.
L’histoire aurait pu évoluer plus rapidement pour ces premiers patins en ligne. Mais elle a en fait connu une période d’éclipse. Car l’Américain Plimpton a mis au point en 1863 un patin composé de deux paire de deux roues – ce que l’on appellera par la suite le quad et que Plimpton nomme le « Rocking skate » – promis à une belle réussite. Monté sur deux axes mobiles, chacun des deux patins permettait de négocier au mieux les virages. Son best seller a fait un tabac aux Etats-Unis d’abord, et à partir des années 1870 en Europe. Le roller devient alors un passe temps respectable : on patine dans le nombreux rinks (il existait une soixantaine de patinoires à Londres, pas moins, et sept tout de même à Paris), on participe à des bals sur patins mais également à des compétitions entre gentlemen à Newport ou à Rhode Island. Le public est conquis et veut à son tour essayer. Aux Etats-Unis, la presse relaie le mouvement et le sport devient « a mania with both old and young » (in Franck Leslie’s Illustrated Newspaper).
Le Rocking skate entre donc aussi, et surtout, dans le panel des sports à la mode à la fin du XIXème siècle et jusqu’à la Belle Epoque. Les roulements à billes sont mis au point par un autre Américain, Richardson, et les productions en série commencent. Une véritable industrie s’établie, vite relayée et soutenue par des compétitions, organisées sur le continent Nord américain et en Europe du Nord. Les champions de l’époque se nomment Harley Davidson (!), Rodney Peters ou Roland Cioni chez les anglo-saxons et Freddy Barque en France. Habillés de larges shorts de boxeurs, de chaussettes hautes et de maillots en laine, cheveux tirés en arrière par de la gomina, ils se confrontent sur toutes les distances possibles, du demi mile aux 24 heures. C’est le premier « âge d’or » du patin à roulettes, avec ses professionnels et ses tournées mondiales (qui se cantonnent cependant principalement aux pays précités…). Ils soutiennent les ventes de patins et véhiculent une image tout comme nos champions actuels : Cioni attire par exemple les journalistes et le public à chacune de ses apparitions au Madison Square Garden de New York tandis que Peters se reconvertit en businessman en ouvrant, dans les année 1910-1920, de nombreux skate rinks à Saint-Louis.
La suite de l’article dans une semaine.
Julien Despaux et Maxime Provost ont décroché leur qualification pour les championnats d’Europe en Italie à l’issue des championnats de France piste qui se sont déroulés ce week-end à Gujan-Mestras (Gironde). En outre, les deux coureurs reviennent chacun avec un maillot tricolore dans leur valise !

Julien d’abord a bien négocié le virage de l’après-24 Heures du Mans : le Grenadain a conclu la première journée (vendredi) des championnat sur une médaille d’argent au 300m chrono (derrière Kévin Gauclin de l’ALVA). Le dernier jour (dimanche), il allait chercher le titre en finale du 500m vitesse, en maîtrisant à la fois techniquement et physiquement la finale, notamment grâce à sa science du placement et des trajectoires.
Maxime ensuite a lui aussi rapporté un maillot tricolore de Gujan lors de la course à l’américaine (avec Yann Guyader et Baptiste Grandgirard). Par la suite, le Nantais a été malheureux sur la course à point (5ème au final). Mais il s’est superbement rattrapé sur la course à élimination, allant chercher la médaille de bronze au finish au détriment d’Adrien Despaux (et derrière Yann Guyader et Baptiste Grandgirard).
Pour ce dernier, le programme des marathons continue avec celui de Munich (World Inline Cup) dès le week-end avec Damien Cochet et Vincent Esnault (ceux-ci courront aussi celui de Zug le même week-end). Pour Julien en revanche, tous les entraînements sont désormais tournés vers les Europe.
Petit clin d'oeil enfin en direction de Caroline Boué. L'ancienne patineuse du team et sociétaire du club de Valence d'Agen a conquis la médaille d'argent à l'américaine avec ses deux partenaires. Elles sont devancées par le trio de Château-Gontier alors que la troisième place revient à la seconde équipe de Valence d'Agen !
Damien Cochet n’est pas seulement un rouleur hors pair. L’inoxydable fondeur sur les rollers – sa deuxième place aux 24 Heures du Mans 2006 en est la preuve - possède la même qualité dans la vie de tous les jours, et c’est tant mieux : il poursuit en effet des études de longue haleine dans l’ingénierie. Ces études l’obligent à passer beaucoup de temps en cours et devant ses livres, en révisions et en exercices de toutes sortes…
D’habitude, Damien aime bien écouter de la musique en travaillant. Ca fait passer le temps plus vite et plus agréablement. Mercredi dernier, alors qu’il allait se mettre à potasser ses cours de physique appliquée au structures porteuses, le Rennais d’adoption se rend vers son lecteur CD pour y insérer le dernier album des Red Hot… Machinalement, il ouvre l’engin, place le CD et le referme. Et soudain, c’est le drame ! Alors qu’il lance le CD, tout s’enraye… Damien est obligé de stopper la machine en catastrophe ! Sans s’en rendre compte, il avait oublié d’enlever le disque qu’il avait écouté le mardi précédent, celui des Wampas… Plus de peur que de mal en définitive… Après une rapide manipulation, la musique pouvait repartir comme jamais.

Avertissement - Cette histoire est purement fictive : toute ressemblance avec des événements ou des personnes serait une pure coïncidence.
Ils n’y vont pas pour chasser le Gujanausor Pistausorus… Enfin l’un d’entre eux, si, peut-être… Mais même ! Les championnats de France piste se dérouleront ce week-end sur la piste de Gujan-Mestras en Gironde : ce sera l’occasion pour trois patineurs du team MAS Rollerblade France de concrétiser leur préparation en vue d’autres objectifs.
Pour Julien Despaux et Maxime Provost, les choses sont claires en effet : l’objectif, c’est l’équipe de France. Le premier nommé a peaufiné sa technique et sa vitesse pour parachever ce qu’il avait commencé au France route, c’est-à-dire décrocher sa place pour les épreuves de courte distance aux championnats d’Europe. Le second est plus tourné vers les courses de fond, mais le but est identique. S’ils s’appuient sur leur travail, leurs qualités respectives et leur envie, les deux athlètes devraient décrocher leur billet pour l’Italie…
Pour Vincent Esnault, il s’agira plus d’un entraînement sans pression aucune en vue des prochains marathons internationaux qui se dérouleront en juillet. En revanche, Damien Cochet ne descendra pas en Gironde à cause de son stage de pré professionnalisation. Et puis donc, Antoine Jacquier devra suivre tous ces événements de loin à cause d’une vilaine fracture.
Avec 201 tours au compteur, les neuf coéquipiers du Levallois Sporting Club ont franchit les premiers la ligne d’arrivée de la septième édition des 24 Heures du Mans Roller. Vincent Esnault faisait partie pour la deuxième année consécutive de cette équipe, pratiquement les mêmes qu’en 2005 (Philippe Boulard, Benoît Perthuis, Mickaël Lannezval et Julien Levrard), avec en plus le retour de Matthieu Barrault et l’aide des trois « Néerlandais » Cédric Michaud, Arjan Monbarg et Ingmar Bergma.
Leur victoire s’est jouée en deux actes sur leurs principaux adversaires, l’équipe de l’UCNA-Roller : une première attaque avant 18h et le forcing pour prendre un tour d’avance, une seconde attaque dans la nuit, autour de 3h, et à l’arrivée un second tour d’avance. Deux tours, c’était l’écart souhaité et, disons, idéal, pour parer tout problème technique ou physique…
Julien Despaux, Damien Cochet et Antoine Jacquier ont donc terminé second avec leurs sept coéquipiers de l’UCNA-Roller (Richard Deniaud, David Guibert, Adrien Despaux, Lionel Maillard, Jean-Stéphane Sierra, Sébastien Babault et le jeune mais prometteur Robin Duez). Pour la plupart d’entre eux, c’était un retour – après quelques années d’absence - ou carrément une découverte du circuit Bugatti : le résultat est en somme tout à fait positif dans son ensemble.
Les principaux adversaires de tous nos patineurs, outre donc une rivalité de circonstance, auront été les chaleurs extrêmes (plus de 30°C durant les deux après-midi) et le nombre incroyable, toujours plus élevé, de concurrents sur la boucle de 4,4 km : apparemment, plus de 550 patineurs à chaque relais ! C’est toujours le dernier relais, généralement donné au capitaine de l’équipe, et les derniers tours de relais, devant une tribune comble et une véritable haie d’honneur le long de la ligne droite, qui procurent le plus de frissons.
Malheureusement, ce week-end ne s’est pas terminé dans de bonnes circonstances pour tout le monde. En effet, en ratant un relais, Antoine a lourdement chuté et s’est cassé le scaphoïde. Résultat : trois mois de plâtre… Un second coup dur pour le Manceau cette saison, puisqu’en avril dernier, il s’était déjà cassé le coude. La seule chose que nous puissions faire pour l’instant, c’est de lui souhaiter bon courage et un bon rétablissement.














