Julien Despaux vient de réaliser un authentique exploit tout à l’heure : il a décroché la médaille d’argent en finale du 500m à 14h30 heure locale ! C’est la première médaille du Grenadain au niveau mondial ; c’est aussi la première du clan français sur ces championnats du monde. Julien s’est fait battre par le Néo-zélandais Kalon Dobbin. Le Taiwanais Wen Li Lo complète le podium à la troisième place alors que le Colombien Jorge Cifuentes termine quatrième.

Une petite séquence photos de l'arrivée sur http://www.patincarrera.com/anyang2006/live/photos/04/08.gif
Sixième du 300m chrono en 25'607, c’est un très bon résultat pour Julien Despaux. Le Grenadin s’est hissé assez haut dans la hiérarchie mondiale des courtes distances, derrière les maîtres du chrono que sont Kalon Dobbin (Nouvelle-Zélande, vainqueur en 25'055), Joey Mantia (USA, argent en 25'133) et Gregory Duggento (Italie, bronze en 25'152).le Taiwannais Wen Lin Lo et l’Américian Dane Lewis s’intercalent enfin entre Julien et le podium.
A noter que les onze premiers se tiennent dans la même seconde et que Julien signe un temps qui se situe à moins d’une seconde du record du monde (détenu par Duggento en 24'720).
Les championnats du monde 2006 ont débuté aujourd’hui 2 septembre à Anyang, en Corée du Sud. C’est donc la rentrée pour Julien, qui s’alignera au pays du Matin Calme sur les épreuves de sprint (200m et 300m chrono, 500m), ainsi que sur le marathon. Le programme de ces championnats du monde s’étale du 2 au 9 septembre… A suivre donc !
Les sélectionnés Tricolores : Angèle Grandgirard, Nathalie Barbotin, Laëtitia Le Bihan, Aurélie Duchemin et Justine Halbout chez les femmes, Yann Guyader, Thomas Boucher, Baptiste Grandgirard, Kévin Gauclin et donc Julien Despaux chez les hommes.
Site officiel : http://www.2006anyang-worldinline.com/eng

"Les Instinct intègrent les verres photochromique Zebra qui s'adaptent à l'intensité lumineuse en 28 secondes."
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Le seul moment où Vincent peut vraiment se décontracter, c’est pendant une course. Avant et après, il faut qu’il s’occupe de ses coéquipiers (leur mettre les dossards, leur attacher leurs lacets, etc.) et après, il leur demande ce qu’ils ont vu de la course (vu que lui, il regardait le paysage…) pour écrire ses articles !
Mais il n’y a pas si longtemps, après une course justement, il a bien failli tomber de haut. En effet, ce marathon-là s’était couru sous la pluie et le Dinannais avait les jambes toutes sales, et rien pour les laver. Il tenta alors de trouver une douche et, au culot, demanda dans un hôtel à une jolie blonde si la sienne était disponible. Cette dernière ne se fit pas prier et il se dit immédiatement que son charme naturel agissait encore ! Elle le fit entrer sans aucun problème dans sa chambre et lui montra la douche, dans laquelle il se rendit immédiatement. Après à peine une minute sous le jet d’eau, Vincent comprit les manières avenantes de son hôte : impossible de faire couler de l’eau chaude ! Le système était en panne ! Une vraie douche froide en somme… Il dû se résoudre à sortir bien vite de la douche, pas sec, et pas propre ! |
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Pas sec, et pas propre ! |
Avertissement - Cette histoire est purement fictive : toute ressemblance avec des événements ou des personnes serait une pure coïncidence.
A quelques encablures de la fin de saison (il reste quatre étapes pour être précis), faisons le bilan du nombre de points accumulés par le team MAS Rollerblade France. En ce qui concerne le classement par équipe, c’est plutôt bien parti puisque les cinq coéquipiers « rouge et noir » sortent en tête des trois premiers mois de course avec un total de 363 points. En ce qui concerne les classements individuels, potentiellement, ils sont trois à pouvoir prétendre entre dans le Top 10.
Et tout d’abord Julien Despaux (quatrième à ce jour), qui totalise actuellement 308 points : il talonne Yann Guyader (325 points), mais ça sera sans doute difficile d’aller le chercher, vu que tout lui réussi depuis mars... En revanche, la mission ne paraît pas impossible quand on regarde un peu plus haut, avec Thomas Boucher notamment (368 points). Maintenant, les deux hommes auront le même nombre de courses dans les jambes après l’été – à savoir qu’ils participeront tous les deux aux championnats du monde en Corée du Sud : reste à savoir dans quel état de fraîcheur ils reviendront début septembre ! Néanmoins, le Grenadain peut compter sur sa pointe de vitesse et ses progrès sur les marathons depuis le début de saison.
Maxime Provost, qui est longtemps resté sur le podium du provisoire, est quant à lui pour l’instant sixième avec 265 points. Mais l’année dernière, sur les trois derniers marathons en lice (l’étape de Besançon n’existait pas), il avait rapporté près de 100 points ! Il n’était d’ailleurs pas passé loin de la victoire au Normandie Roller Tour de Rouen (cette année fixé au 10 septembre) et à Nîmes. Cette année, Maxime a encore plus pris confiance en ses possibilités et le retour des championnats d’Europe ne pourra lui être que bénéfique. Potentiellement et raisonnablement, le Nantais peut donc viser le Top 5.
Son coéquipier Vincent Esnault est enfin pour le moment onzième avec 174 points, mais il va dépasser Massimiliano Presti selon toute vraisemblance, car ce dernier ne s’alignera pas sur la FIC en septembre, ni en octobre. Tout comme Maxime, Vincent était allé chercher une centaine de points sur les mêmes courses la saison passée : On se souvient notamment de sa troisième place lors du Vendée Roller Marathon – cette année prévu le 1er octobre - derrière Arnaud Gicquel et Richard Deniaud. Le Dinannais peut donc aussi envisager de se glisser entre la huitième et la dixième place après les Herbiers.
Notons enfin que pour l’instant, Damien Cochet et Antoine Jacquier se trouvent aux 24ème et 25ème places avec respectivement 105 et 98 points. Damien sera plus à l’aise sur les marathons à venir, car ils sont plus physiques : il sera de plus sur motivé lors de l’étape des 3 Vallées le 24 septembre, une étape qui se courra sur ses routes d’entraînement, entre Saint-Chéron et Bullion ! Antoine enfin prendra sa décision un peu plus tard pour savoir s’il va se réaligner sur un départ de la FIC cette saison : sa fracture à la main n’est pas encore tout à fait rétablie et il ne serait pas prudent de prendre des risques.
Pour finir, ces « pronostiques » ne sont que des prospectives : la vérité vient toujours de la course. Les principaux adversaires du team sont à chercher parmi les hommes en bleu du Levallois Sporting Club. En effet, Julien Levrard, Benoît Perthuis et Matthieu Barrault auront aussi à cœur d’aller chercher des podiums et des victoires : les deux premiers sont toujours très polyvalents et le troisième peut s’avérer redoutable au sprint. Sans oublier les membres de l’UCNA-Roller, menés par leur maître tacticien Richard Deniaud, par un Benjamin Douchin très motivé et par Adrien Despaux qui va trouver de nouvelles ambitions : malheureusement pour les Ligériens, la saison 2006 aura été amputée à cause de la blessure de Matthieu Boher notamment. Et puis des coureurs « solitaires » comme par exemple Sébastien Henry (Brétigny Race Team) peuvent très bien faire parler la poudre à la Trans’roller (17 septembre) ou aux 3 Vallées ! Affaire à suivre donc…
Angèle Grandgirard est revenue des championnats d’Europe de Cassano d’Adda avec trois médailles d’or : une sur le 20km élimination route, une par équipe avec Nathalie Barbotin et Justine Halbout à l’américaine route et enfin le titre suprême sur le marathon. La patineuse de l’équipe de France et du team Rollerblade World nous livre ses impressions :
« Mon début de championnat a été difficile car la piste était très, très glissante : je n’étais donc pas du tout à mon avantage à cause de mon patinage. J’étais d’autant plus déçue que je voulais voir où j’en étais par rapport aux Italiennes, en vitesse notamment. Ma première course sur route ne m’a pas vraiment mise en confiance non plus… J’étais coéquipière pour Nathalie et je devais l’emmener sur les points : j’ai fait la première partie de course en essayant de l’aider au maximum mais je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. Heureusement, l’avant-dernier et le dernier jours se sont très bien passés puisque j’ai gagné toutes les courses ! Je rentre donc satisfaite de ces championnats. »
Photo : Angèle en route pour le titre au marathon, suivie par sa compatriote Justine Halbout (suivre le lien, copyright Gerhard Schwierz)
Record du monde pour Angèle et pour Yann !
Grâce à son titre sur le 20km élimination route, Angèle s’arroge aussi le record du monde de la distance en 33’04’’540 (ancien record par l’Italienne Adelia Marra en 33’19’’570). Un autre Français, en l’occurrence Yann Guyader, a aussi décroché un record du monde : celui du 10km points en 14’18’’540. L’ancien record (14’25’’510) était détenu par un certain Chad Hedrick (USA) depuis 1996 !
Photo d'Angèle : le titre chipé à Laura et le record du monde chipé à Adelia ! (suivre le lien, copyright FIHP)
http://www.fihp.org/corsa/img_full.asp?settore=C&anno=2006&cerca_per=&n_record=38012&skip=4&userdata

Record du monde pour Yann : éblouissant !
Les championnats du monde se dérouleront du 1er au 9 septembre prochain à Anyang en Corée du Sud. Julien Despaux s’envolera avec l’équipe de France pour l’occasion : il complètera le trio du sprint tricolore avec Thomas Boucher, champion du monde de la spécialité en 2005, et le jeune Kévin Gauclin. L’équipe de fond sera elle composée de Yann Guyader, la révélation mondiale de l’année, et de Baptiste Grandgirard. Maxime Provost fait donc partie des non sélectionnés, malgré ses belles performances des championnats d’Europe. Mais ne doutons pas que l’expérience lui sera profitable dans le futur !
Lien vers le site de l’organisation : http://www.2006anyang-worldinline.com/eng/
Une des images de l’année chez les Nationaux, c’est celle du podium du Grand Fond : Sébastien Darnal, plutôt sprinter, qui vient chiper la médaille d’argent aux fondeurs, c’est un bel exploit ! Le Vendéen a passé plusieurs années chez les Nationaux et, au fil de ces saisons, il a couru pas mal de marathons de la French Inline Cup avec ses différents teams (Salomon Expert et aujourd’hui Vyper Korean). Et puis donc, il a été de (presque) tous les championnats nationaux. Personnellement, j’ai aussi une autre image de Sébastien, qui date d’il y a une quinzaine d’années : celle d’un patineur sur « quads » impressionnant, qui a d’ailleurs participé à plusieurs courses internationales. Rien qu’en 1990 par exemple, il finissait troisième de l’Internationale de Pampelune, septième à Santa-Maria en Italie, et il décrochait cinq médailles aux championnats d’Europe (trois médailles de bronze sur le 5000m piste et les 500m piste et route et deux médailles d’argent sur les américaines piste et route). Car Sébastien a vécu les deux faces du roller de vitesse, celle du « quad » et celle du « inline ». Cette interview lui rend donc hommage, à ses 22 années de carrière (il a commencé en 1979 mais s’est arrêté entre 1993 et 1997). Lui qui est passé par cinq clubs (CPR Mouilleron, RS Mouilleron,

Sébastien vice-champion de France 2006 du GF catég. Nationale
Bonjour Sébastien. On est en plein dans la coupure estivale : comment gères-tu ce genre de pause ?
Salut Vincent. Depuis les championnats de France à Gujan, j’ai complètement coupé pendant trois semaines. Je reprends début août pour les marathons de fin de saison. Je n’ai pas de programme particulier : je fais un peu de fond (surtout en vélo et en course à pied) et du fractionné en roller.
En attendant le retour des courses en septembre, quel bilan peux-tu tirer de ta première partie de saison ?
Tout d’abord, je suis très déçu de mes France piste car c’était mes derniers et Gujan est la piste que je préfère. J’espérais revenir avec un podium, mais je me suis fais plaisir et c’est là l’essentiel. En revanche, je garderai un bon souvenir du Grand Fond, d’abord parce que j’étais à domicile et aussi parce que personne ne m’attendait là (moi le sprinteur). Mais ce n’était pas un hasard car j’ai vraiment travaillé dur cet hiver (on n’a rien sans rien). Au passage, je voudrais remercier mon beau-père qui me suis tout le temps en vélo, ainsi que José (Malagon) et Nicolas (Pelloquin) qui me poussaient le dimanche matin sur le circuit du Grand Fond. Vraiment un GRAND MERCI à eux. Pour les marathons, j’en ai fait très peu cette année mais je pense être à ma place à chaque fois. En général, je finis dans le second paquet (dans lequel je règle le sprint) ce qui me classe 6ème ou 8ème National.
Quelles seront les courses à ton programme à la rentrée et tes objectifs ?
En fait, il ne me reste plus qu’une seule course et ce sera aux Herbiers. Je pense que le parcours devrait mieux me convenir cette année car ce sera un circuit fermé en ville. Je n’ai pas d’objectif particulier : je voudrais juste finir sur une bonne note.
Ca sera donc ta dernière course…
C’est vraiment très dur d’arrêter la compet’ : les courses me manqueront c’est sûr, mais pas les entraînements. J’ai pris ma décision il y a environ un an mais j’avais déjà essayé d’arrêter les années précédentes… Mais cette fois, c’est la bonne. Ce qui me pousse à stopper, c’est d’abord parce que je ne suis plus motivé pour aller à l’entraînement car cela prend beaucoup de temps et comme ce n’est pas mon métier, et bien ça me fait du temps en moins à passer avec ma femme et mes enfants. Et ça devient très dur…
Est-ce que tu peux juste rappeler à ceux qui nous lisent quand et comment tu as commencé ce qui était le quad à l’époque ?
J’ai commencé le « quad » à l’âge de 4-5ans, au CPRM, pour faire comme ma sœur qui avait déjà commencé depuis un an. Ca m’a plu tout de suite : j’ai rapidement gagné mes courses en non licencié, puis en poussin, etc. Et à cet âge-là, quand on gagne, on continue. Puis toute la famille s’y est mis, mon petit frère, mon père est devenu entraîneur du club quand on a monté le RSM avec la famille Praud et ma mère chaussait elle aussi de temps en temps. Bref, il n’y avait plus que le chien qui n’avait pas de patins à la maison : c’était devenu une véritable passion. Ensuite, j’ai fait mes premières médailles aux France piste à Massy en 1990 (j’étais Minime 2) et par la même occasion, j’ai gagné mon billet pour les championnats d’Europe d’où je suis revenu avec 5 médailles, mais malheureusement pas de titre…
Tu es ensuite arrivé en équipe de France et tu y es resté pas mal de temps !
En fait, ça a été assez court pour moi : j’y suis entré en 90 et ça n’à duré qu’un an. Mais c’est la plus belle année de ma carrière. Je ne vais pas m’étaler sur les anecdotes en stage, mais il y avait une super ambiance. Pour arriver à ce niveau à l’époque, il fallait déjà s’entraîner tous les jours et ce n’était pas facile car on n’avait pas de sport étude pour le patin. En plus, il fallait vraiment que je sois dans le Top 4 pour faire les championnats d’Europe car c’était mon père qui était sélectionneur des jeunes et les choses avaient été très claires en début d’hiver. Il m’avait dit : « si tu n’est pas dans le 4 majeur, je ne t’emmènes pas aux Europe. La balle est dans ton camp camarade » Il ne rigolait pas le papa… J’ai donc suivi ses conseils (comme toujours) et j’ai fait partie de toutes les sélections de la saison. Le 4 majeur, c’était Guirec Boivin, Franck Tarray, Cédric Michaud et moi. Cédric et Guirec étaient des gros rouleurs et Franck et moi, nous étions les sprinteurs. Aux championnats, nos adversaires, c’était les Italiens (mais ça, ça n’a pas changé)… Il y en avait surtout un, notre bête noire, Alessio Gaggioli : il était en première année mais déjà champion d’Europe un an avant alors qu’il n’était que Benjamin ! Personne n’a pu le battre et les Italiens ont remporté toutes les courses…
L’équipe de France minimes 1990 :
Les gars : Guirec Boivin, Michel Archen, Cédric Michaud, Sébastien Darnal, Anthony Berceron, Oscar Schwinger, Franck Tarray et David Simon.
Les filles : Karine Barbin, Sonia Perruchas, Valérie Leclerc, Elise Ayrault, Nathalie Barbotin (et oui, elle y était déjà), Isabelle Marçais, Sophie Deschamp et Claire Gauden.
Entraîneur : Pascal Gravouil
Sélectionneur : Patrick Darnal
Petit message perso : si il y en a de l’équipe qui lisent cette interview, j’aimerais que l’on puisse tous se revoir un jour histoire de savoir ce que chacun est devenu. Car à part Nathalie (qui est toujours dans le coup), il ne reste pas grand monde au bord des circuits.

Sébastien aux championnats d'Europe 1990(Cédric Michaud au second plan)
Si je puis me permettre d’en parler maintenant, qu’est-ce qui va te rester du roller de vitesse ?
Je suis très heureux d’avoir pu vivre des moments qui ne se vivent que dans le sport. Mais j’aurai toujours le regret d’avoir interrompu ma carrière alors que le roller prenait une nouvelle dimension avec l’ouverture du Pôle à Nantes où je devais entrer. Qui sait ce que j’aurais réussi à faire ou pas ensuite…
Est-ce que tu penses rester impliqué d’une manière ou d’une autre dans le sport ?
Oui je reste quand même dans le milieu du roller ! Je vais continuer à m’occuper de mon club (que j’ai créé il y a deux ans) et mon petit garçon, Enzo, devrait faire ses premières courses l’année prochaine. Donc si il est piqué par le virus, je ne suis pas près de quitter les bords de pistes ! Et puis je pense que de temps en temps, je ferai peut être des courses Open ou en Vétérans (quand j’aurai l’âge). Sinon, je voudrais m’investir plus dans l’encadrement et pour cela je vais passer mon B.E. d’ici un an ou deux.
Une dernière question : quel(s) type(s) de conseil(s) peux-tu donner aux patineurs actuels ?
Je voudrais juste conseiller à tout le monde de surtout se faire plaisir car c’est l’essentiel. Et pour les jeunes, qu’ils se donnent toujours les moyens d’atteindre leurs objectifs pour ne rien regretter plus tard.















