L'équipe

Team MAS Rollerblade France


Julien DESPAUX (22 ans)
Habite : Grenade-sur-Garonne (31)
Profession : Préparation du professorat de sport (INSEP)
Spécialité : courses de demi-fond et sprinter
Palmarès 2005 :
- 16ème du général de la FIC
- Champion de France piste et route
- Champion d’Europe 
- Participation championnats du monde

Vincent ESNAULT (29 ans)
Habite : Breux (91)
Profession : Professeur d’histoire-géographie
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005 :
- 12ème au général de la FIC
- 3ème de la FIC des Herbiers
- 4ème de la FIC de Nîmes
- 1er des 24h du Mans
Maxime PROVOST (22 ans)
Habite : Nantes (44)
Profession : Etudiant à l’université de Nantes (Licence 3 : Matériaux Composites)
Spécialité : courses traditionnelles sur piste et marathons
Palmarès 2005 :
- 8ème du général de la FIC
- 3ème de la FIC de Rouen
- 3ème de la FIC de Nîmes
- 4ème de la FIC de Lille
- 1er du marathon des 3 Vallées
- 3ème championnat de France piste
 

Damien COCHET (22 ans)

Habite : Breuillet (91)
Profession : Etudiant en école d’ingénieur (INSA) en Génie Civil et Urbanisme
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005:
- 13ème  du général de la FIC
- 2ème du marathon des 3 Vallées
- 9ème de la FIC de Plouha
- 6ème de la FIC de Rouen
- 6ème de la FIC des Herbiers


Antoine JACQUIER (25 ans) Habite : Arpajon (91)
Profession : Ingénieur d'Etude en Informatique
Spécialité : marathons et courses longues
Palmarès 2005 :
- 17ème du général de la FIC
- 4ème de la FIC de Rouen
- 5ème de la FIC de Nimes
- 3ème des 24h du Mans

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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 20:24

Monsieur Marquignon est coiffeur mixte rue de la République à Grenade-sur-Garonne depuis trente ans. Il a souvent coiffé Julien et c’est même lui qui lui a trouvé sa fameuse coupe « coiffé-décoiffé ». Autant dire qu’il connaît l’aîné des Despaux jusqu’au bout de la racine ! « Julien a un frère, non ? interpelle monsieur Marquignon. Quand ils étaient petits, je les avais surpris une fois tous les deux à jouer dans une buse, l’un disant à l’autre : ‘‘ suis-moi, on est dans l’incurvé, suis-moi, on est dans l’incurvé !’’ Ah je les avais fais déguerpir de là mon gars, j’te dis pas comment ils avaient détalé ! »

 

 Enfin bref, ce n’est pas tellement ce qui nous avait amené chez monsieur Marquignon… C’est surtout parce que le coiffeur est aussi depuis cinq ans le président d’honneur du fan club de Julien à Grenade : « ça s’appelle le DSL, autrement dit le Despaux Scoring Lounge [il prononce Louncheu] » nous explique-t-il. Le DSL a suivi de près la saison de Julien et son président tenait à nous livrer ses impressions.

« Déjà, je dois dire que moi-même et les membres du club, nous étions très contents de voir Julien tout en haut de l’affiche aux Trois Pistes [NDRL, il évoque sa victoire à Gujan] et au France route [médaille d’argent au 200m et au 1000m]. Mais après, on ne savait plus quoi penser : on était vraiment trop fiers ! » Monsieur Marquignon évoque alors, pêle-mêle, la seconde place de son protégé à la FIC de Plouha en mai, « alors qu’il était grippé » tient-il à préciser, son titre au France piste sur 500m en juillet, « et avec la manière »… Et bien sûr le summum, son titre de champion du monde par équipe fin août en Corée du Sud, couplé avec une seconde place en finale du 500m. « Selon moi, il a bouclé une année exceptionnelle, tout simplement ! »

 

 

Il commence déjà à faire nuit à Grenade. Monsieur Marquignon a fait le tour de la question, même si on sent qu’il pourrait parler de Julien des heures encore. « Ah ! Pour finir, j’voudrais juste lui souhaiter une bonne trêve hivernale. Et lui dire qu’il peut revenir ici quand il veut : le DSL sera toujours grand ouvert pour lui ! » Merci monsieur Marquignon, gardez votre enthousiasme et on reviendra vous voir dans un an !

Par Vincent Esnault - Publié dans : Free Zone
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 19:05

Trois patineurs du team MAS Rollerblade France terminent l’année parmi les dix premiers du classement général final de la FIC. Cela prouve une certaine régularité sur toute la saison (les coéquipiers ont marqué des points depuis la FIC de Nîmes, la première étape, en avril, jusqu'à celle des Herbiers en octobre).

 

Au classement général final, on retrouve donc :

 

1 – Pascal Briand (Powerslide Racing, 510 points),

2 - Julien Levrard (Levallois Sporting Club, 465 points),

3 – Yann Guyader (Timmerman-Powerslide, 410 points),

4 – Thomas Boucher (Powerslide Racing, 376 points),

5 – Maxime Provost (MAS Rollerblade France, 356 points),

6 – Vincent Esnault (MAS Rollerblade France, 339 points),

7 – Julien Despaux (MAS Rollerblade France, 320 points),

...

20 – Antoine Jacquier (MAS Rollerblade France, 183 points),

25 – Damien Cochet (MAS Rollerblade France, 150 points).

Par Vincent Esnault - Publié dans : News
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 22:30

The five team mates of MAS Rollerblade France spent bad times in Les Herbiers for the finale of the French Inline Cup. It looked like they were all five overseas actually! But it was the last race of a long season for them, and also a hard race with wind, difficult grounds and many little up hills... It’s not the good reason, but it can make every body understand what happened.

 

 

First of all, let’s come back on the race. Eight laps of a city circuit, the same adversories as usual and one goal for the “black and reds”: to catch a last podium. But things did not happened as they planed... After three laps of race, only Maxime was still ahead with a 14 athletes pack. Vincent was with two other skaters just behind. Julien, Damien and Antoine were in a second group, far away from the race... 

Antoine had to give up at mid race because his frame was bad fixed up to one of his shoe, Maxime also gave up three laps before the end, out of forces... Finally, Vincent took the 13th place (10th in the Elite division) after a tough and strange race. Julien took the sprint of his peloton and caught the 16th place (11th in the Elite’s) and Damien, few meters later, the 21st (12th in the Elite’s).

But anyway, this has been a great season for the team, with the team title in the FIC, once again for the fifth consecutive season. Also Maxime finished second of the World Inline Cup of Paris-Eurodisney stage, Julien second of the FIC of Plouha, Vincent first (tie) of the one of the 3 Valleys, the team won the team time trial of the FIC of Dijon, Maxime and Julien were French champions, Julien World champion! Anything to add? [who knows? Oh yes... Grazie per tutto!] OK then, grazie per tutto! And see you in 2007now, or sooner let’s hope! Bacci e arrivederci...

Par Vincent Esnault - Publié dans : Articles in English
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 21:38

La grande finale des Herbiers s’est résumée en une course à oublier pour les cinq patineurs du team MAS Rollerblade France. Une journée sans, à côté de la plaque, comme il peut en arriver parfois, sans forcément chercher à comprendre pourquoi. La course s’est jouée devant, entre un peloton d’une petite dizaine d’unités et un groupe d’échappés de six patineurs. Derrière, Damien, Julien et Vincent luttaient pour les places dans les 15, tandis qu’Antoine (sur problème mécanique) et Maxime devaient se résoudre à abandonner.

 

 

Au départ de la course pourtant, l’objectif était simple et les adversaires toujours les mêmes : mis à part les autres patineurs, il fallait aussi compter sur un vent dépassant les 60km/h par moment et sur un circuit difficile, rendant mal par endroit (parties grâton), avec de nombreux faux-plats. Après trois tours de circuit (sur huit), il ne restait en fait plus que Maxime en tête. Vincent était intercalé entre deux paquets, Julien, Damien et Antoine eux se retrouvaient encore derrière, dans le second paquet. Et puis à la mi-course, Antoine devait se résoudre à poser le pied par terre, parce que sa platine s’était défaite. A trois tours de l’arrivée, Maxime aussi lâchait prise de l’avant et abandonnait.

 

 

Au final, Vincent termine 13ème du scratch (et 10ème Elite), Julien 16ème du scratch (et 11ème Elite), Damien 21ème du scratch (et 12ème Elite). Ces résultats pris dans leur globalité ne reflètent néanmoins pas la saison de l’équipe. Elle a été longue pour tous, notamment pour Maxime (championnats d’Europe) et Julien (championnats d’Europe et du monde, titre mondial). Quoiqu’il en soit, les cinq « noir et rouge » repartent encore avec un titre par équipe sur la FIC, mais aussi trois places dans le Top 10 : Maxime reste cinquième, Vincent sixième et Julien huitième. C’est tout à fait honorable.

 

 

N’oublions pas les principaux résultats engrangés cette saison, à savoir la seconde place de Maxime sur la WIC de Paris-Eurodisney, la seconde place de Julien sur la FIC de Plouha, la première place ex aequo de Vincent sur celle des 3 Vallées ou encore la victoire sur le contre-la-montre par équipe de Dijon, entre autre… C’est plutôt avec ces souvenirs qu’il faut conclure le chapitre de 2006 et se tourner maintenant vers celui de 2007 !

Par Vincent Esnault - Publié dans : Comptes Rendus
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 14:23

Les Herbiers ? Rien à voir avec l’album dans lequel on collectionne des feuilles, des grains de pollen et des racines de champignon ! Rien à voir du tout… Ceci dit, remarquez… Les Herbiers, c’est pourtant la course qui marque l’entrée dans l’automne, avec ses feuilles qui tombent ! Les Herbiers, c’est aussi la course qui en a fait éternuer plus d’un, à l’arrivée au pied de la côte du Fossé ! Les Herbiers, c’est aussi parfois la course qui fait halluciner tellement elle peut surprendre, comme… Enfin, vous voyez ce que je veux dire !!!

 

 

Tiens rien que l’année dernière, une échappée qui part après cinq kilomètres et qui va jusqu’au bout, n'est-ce pas hallucinant ? Personne n’y aurait cru… Sauf Damien et Vincent, qui l’ont presque menée à son terme, le premier allant chercher la sixième place et le second la troisième !

 

 

Cette année, le Vendée Roller Marathon des Herbiers se courra donc sur un circuit fermé, plus technique que physique. En fait équivalent dans son tracé à ceux de Nîmes ou encore de Rennes. De toute façon, les cinq « rouge et noir » auront un beau challenge à parachever : aller chercher une autre place sur le podium (pourquoi pas au sprint) et placer définitivement trois d’entre eux dans le Top 10 du général de la FIC ! Pour l’instant, c’est bien parti : Maxime est cinquième, Vincent sixième et Julien huitième. Alors un dernier effort avant la quille !

 

 

Informations :

 

 

Lieu de départ/arrivée : ville des Herbiers, Vendée

Départ : 15h30 dimanche 1er octobre

Circuit : urbain, technique

Ambitions : égales à elles mêmes

Concurrence : spectaculaire et arc-en-ciel (blanche, jaune, rouge, bleue...)

Site de l’événement : http://www.vendee-roller-marathon.com/

Par Vincent Esnault - Publié dans : News
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 21:31

Nathalie Barbotin, sa coéquipière chez Salomon de 2001 à 2003

« Que dire ??? Je pourrais en dire beaucoup sur Caro Lagrée… J'ai couru avec elle trois saisons sous les couleurs de Salomon (en 2001, 2002 et 2003) et en équipe de France. Un des plus beaux souvenirs, c'est sur la Swiss Cup d’Olten le 14 juillet 2001 : nous nous sommes échappées toutes les deux, il pleuvait et le circuit était très physique... Nous sommes arrivées main dans la main mais c'est un de mes patins qui a passé la ligne en premier alors j'ai été déclarée vainqueur. Je me souviens aussi de Vienne en Septembre 2002, une autre course très dure car il pleuvait : après de nombreuses attaques, j'ai réussi à faire partir Caro seule ! Elle a remporté SA victoire en Coupe du monde. C'était trois semaines après le championnat du monde à Ostende en Belgique où elle m'avait aidée à remporter une médaille de bronze à la course à points. Sa victoire était magnifique pour elle mais pour moi aussi... Quand je prenais le départ d'une course avec elle, je savais qu'elle ferait son maximum pour que la tactique mise en place fonctionne. Je savais que je pouvais compter sur elle à 100% : ça, je ne l'oublierai jamais ! Merci Caro !!! Des souvenirs de course, j'en ai plein d'autres... Mais avec Caro, j'ai aussi eu des tas de fous rires... »

 

 

Caroline Jean, patineuse Elite et présidente du PUC Roller

« Une fois, nous allions à une compétition avec le team Salomon : il faisait chaud et je crois bien que c'est Caro qui a atterri dans le bassin de l'aire d'autoroute, déposée par les garçons par surprise ! Toujours dans le team, une année, nous avons loupé le départ du marathon de Rome… C'était en 98 et nous regardions un match de la coupe du monde dans un café. Les Italiens ont avancé l'heure du départ (en l'annonçant au micro, encore fallait-il parler italien) et tout le team l'a loupé ! Nous avons fait de belles bêtises en équipe de France, comme par exemple entrer manger nos glaces dans une église car il faisait trop chaud dehors… Et bien sûr draguer les Italiens en cachette des coachs. Le pire étant les soirées de championnats : Caro était très douée car elle nous faisait croire qu'elle était bourrée, et nous, on y croyait à fond !!! Alors on se marrait trop, et elle sûrement encore plus. Je me rappelle de la Swiss Cup de Zurich, l’année où nous l'avions faite alors que c'était mouillé : nous voilà parties devant les gars et ceux-ci nous rattrapent - à l'époque ils partaient après nous - et hop, la belle glissade dans un virage en sortie de tunnel… Une vraie hécatombe… Je me rappellerai toujours de Caro qui a fait un tout droit dans le terre-plein : ouh làlà!!! Sinon, pour ce qui est de son caractère, Caro ne se prend pas au sérieux et est capable de délirer sans avoir peur du ridicule : c'est ça qui est super chez elle et que j'adore ! »

 

 

Olivier Babonneau, ancien du team Salomon World et maintenant entraîneur à Saint-Germain-en-Laye

« Pour ma part, tout ce que je peux dire sur Caroline, c'est qu'elle a été et restera une très grande championne à mes yeux. Elle a réussi une très grande carrière sportive à force de volonté et d'entraînement. Elle était accrocheuse et jusqu'au-boutiste. Elle a eu une longévité extraordinaire et elle me fait penser, de par son tempérament, à Jeannie Longo. Je l'ai connue toute timide à son entrée en équipe de France mais progressivement, elle s'est imposée. Elle était tenace sur les patins mais savait se lâcher après les compétitions : j'ai le souvenir de quelques soirées bien arrosées et pleines de rigolades ! »

 

 

Baudouin Patinier, son entraîneur depuis 2001 à Breuillet : « La force de Caroline, c’est son professionnalisme, son sérieux et sa rigueur à l'entraînement. J’ajouterai son envie d'expérimenter et de chercher à s'améliorer, ainsi que sa grande capacité d'endurance et sa ténacité. 15 ans de haut niveau, c’est quand même une belle carrière !  Sa technique de patinage lui a permis d'être à l'aise aussi bien sur le sec que sous la pluie, sur route et sur piste. Ses lacunes se trouvent dans son manque d'explosivité et de vitesse de pointe qui ne lui ont pas permis de briller d'avantage au niveau mondial (comme décrocher une médaille individuelle aux mondiaux). On peut dire qu’elle a un caractère parfois sensible et un entourage sportif absent à certaines périodes. Mais de toute façon, Caroline a été l'athlète et la personne qui m'a ouvert les portes du patinage de vitesse. Elle possède une capacité à faire confiance qui permet d'explorer les démarches d'entraînement sans arrière pensées. Elle possède enfin une personnalité simple et pleine d'humilité qui lui a permis d'être très appréciée sur l'ensemble des circuits et fait d'elle une vraie championne au sens noble du terme. C'est un exemple à suivre dans l'attitude et l'engagement. Aujourd'hui, je ne peux que lui souhaiter de réussir dans sa vie de famille comme elle a su le faire dans son parcours sportif. Et j’espère que nous aurons encore l'occasion de travailler ensemble dans le milieu sportif ! »

Par Vincent Esnault - Publié dans : Portraits
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 21:50

Après Franck Cardin et Arnaud Gicquel, c’est un autre monument du roller de vitesse français qui a pris sa retraite récemment : Caroline Lagrée. La Francilienne a passé, en tout et pour tout, une vingtaine d’années au plus haut niveau du roller de vitesse français, et ce n’est pas peu dire ! Avec un total de 50 titres nationaux, 3 titres européens, un tas de médailles nationales et internationales imposant comme un menhir breton (elle a des origines dans la péninsule), Caroline n’a rien à envier à ses compères masculins.

 

         Mais revenons un peu en arrière… Tout a commencé en Ile-de-France au début des années 80, en 1981 exactement : Caroline a alors 10 ans et elle fréquente un centre de loisirs le mercredi. C’est en se mettant au patin à roulettes sur la piste du centre qu’elle prend goût au sport. Peu de temps après, elle signe sa première licence à Arpajon. Cinq ans plus tard, en 1986, elle décroche sa première sélection en équipe de France Minime… La première parmi tant d’autres puisqu’elle fut de toutes les campagnes internationales en Cadette et en Senior. A la fin des années 1980, Caroline est l’une des meilleures patineuses françaises avec Sophie Deschamps, Nathalie Barbotin, Karine Urvoy, Valérie Dieumegarde, Sandrine Plu ou encore sa grande copine, Valérie Palvadeau.

Ses principales qualités lui auront servi tant dans le quad et dans le inline : c’est une travailleuse infatigable, bosseuse à l’entraînement, capable de dynamiter un peloton grâce à ses attaques répétées. Un peu limitée en sprint par rapport à ses concurrentes, elle préférait provoquer des cassures et finir en solitaire. C’est aussi quelqu’un de très facile à vivre, souriante, affable et pour cela, bien appréciée sur le circuit.

Caroline négocie ensuite le virage du inline au début des années 90 avec tout ce qu’il faut de sérieux et devient, en 1996, la première féminine nationale professionnelle : elle intègre alors le team Salomon World. Fait rare pour être signalé, elle a passé toute sa carrière pro sous les mêmes couleurs – y compris chez Salomon Suisse en 2004.

 

15 championnats d’Europe et 13 championnats du monde

Pour lors, à partir de 1996, la voilà partie aux quatre coins du monde, les rollers dans le sac, à la poursuite de victoires. Elle aura patiné sur les cinq continents, de l’Australie aux Etats-Unis, en passant par l’Afrique du Sud et bien entendu l’Europe. Elle a par exemple pris part à 15 championnats d’Europe et 12 championnats du monde. Son mari Laurent Desmet revient d’ailleurs là-dessus : «  les trois seuls championnats du monde qu’elle a manqué sont un peu particuliers ! Le deux premiers, c’était en Colombie en 1990 et en 2000 et l’ambassade de France avait refusé de délivrer des visas à la délégation tricolore ; le troisième, c’est parce qu’elle avait loupé ses championnats d’Europe… Et pourtant, elle s’était bien rattrapée aux stages qui ont suivi ! »

Cela ne l’a donc pas empêchée de décrocher deux titres continentaux, un titre mondial par équipe et un sacré paquet de médailles. Pour l’un de ses entraîneurs, Christophe Audoire, « l’une de ses plus belles victoires sur le circuit reste néanmoins la victoire au général de la Swiss Inline Cup 1999 ! » Cette victoire propulse Caroline au rang des plus grandes et récompense son immense travail. Christophe se rappelle encore que « lorsqu’elle était associée avec Nathalie Barbotin dans le team Salomon en 2001 et 2002, toutes les deux se sont parfaitement entendues pour faire exploser le peloton et finir plusieurs fois échappées ».

Mais un autre visage de la championne était sa capacité à se dévouer pour le team. Elle fut notamment l’une des grandes artisanes des victoires du team Salomon, permettant aux « jaune et noir » de prendre le titre par équipe sur la Coupe du Monde en 2002, d'accompagner Nathalie Barbotin au premier rang mondial en 2001 puis l’Argentine Andrea Haritchelhar en 2002 !

Caroline laisse donc derrière elle un grand palmarès et une autre particularité : durant toute sa carrière, elle ne se sera jamais rien cassé, juste fait quelques éraflures et quelques brûlures ! Avec également un regret, que Christophe Audoire exprime à juste titre : « s’il y avait eu plus de courses dures et moins de courses rapides avec des circuits lisses et faciles, son palmarès international aurait été énorme… » Un exemple des capacités hors normes de Caroline dont Christophe fait allusion : elle se présente une fois au départ de la One-eleven, la course mythique de Saint-Gallen (111km), en 1999, pour y décrocher la victoire !

A 35 ans maintenant, la Francilienne a décidé de se tourner vers un autre challenge : après son mariage en 2005, elle a donné naissance à une petite Marine, née il y a presque quatre mois maintenant. Néanmoins, comme tous les amoureux du roller, Caroline restera très présente autour des circuits. Alors, si vous la croisez, n’hésitez pas à aller lui parler : elle vous répondra avec son sourire et sa gentillesse habituels !

 

 

Palmarès express :

Athlète de haut niveau (dans l’équipe de France) depuis ses 15 ans

50 titres de championne de France, sur tous les types de distance (du 300m au marathon)

3 titres de championne d’Europe

Championne du monde par équipe

15 participations aux championnats d’Europe et 13 aux championnats du monde

3 fois vainqueur des Trois Pistes : 1991, 1992 et 1993

Vainqueur de la SIC en 1999 et 2000

2ème de la World Cup en 2000 et 4ème en 2001

Vainqueur des marathons de Vienne, Bern, Echallens, les Herbiers…

 

La suite demain avec les témoignages de ses amis...

Par Vincent Esnault - Publié dans : Portraits
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 00:06
Par Vincent Esnault - Publié dans : Free Zone
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 18:47

Vincent Esnault (Mas Rollerblade France) a gagné la 9ème étape de la FIC des Trois Vallée ce dimanche, amenant à son terme une échappée de 37 km avec deux autres patineurs. La course s’est déroulée sur un sol glissant mais dans de bonne conditions pour patiner... Et s’est conclue d’une manière particulière : en effet, Yann Guyader a aussi été déclaré vainqueur, mais du sprint du peloton.

La course s’est vraiment lancée après 5km, quand Sébastien Babault (K2/Pierre-qui-Roule) et Matthieu Barrault (Levallois Sporting Club) ont attaqué : ils furent immédiatement rattrapés par Vincent. Les trois relayèrent alors ensembles et créèrent un écart de une puis deux minutes. Derrière, le peloton était emmené par les patineurs de l’UCNA-Roller (Matthieu Boher et Richard Deniaud) et Yann Guyader (Timmermann-Powerslide). 

 

Le trio attaquait une des principales difficultés du circuit, la côte vers Longchêne, quand le peloton a pris une mauvaise route (plus courte), aux environs de la mi-course. Ils ont finalement tous fini ensembles, le peloton ayant attendu l’échappée dans la forêt de Rambouillet avec 5km et quelques efforts en moins... Dans les tous derniers kilomètres, Julien Despaux et Vincent ont été très actifs, essayant de contrôler chaque tentative de nouvelle échappée, alors que Maxime Provost contrôlait de l’arrière. 

Il était presque certain que cela aurait fini en un sprint massif, même si Mikaël Lannezval (LSC) essaya une dernière fois de partir à six kilomètres de l’arrivée : il fut alors pris en chasse par Antoine Jacquier (MAS Rollerblade France). En haut de la dernière côte de 3km, ce fut Yann Guyader qui franchit la ligne en tête devant Julien Levrard (LSC) et Matthieu Boher (UCNA-Roller). Maxime est cinquième, Vincent huitième et Julien neuvième. Mais Vincent savait qu’il devait juste contrôler ses deux compagnons d’échappée, Matthieu et Sébastien, pour gagner cette course particulière... Parce que le peloton n’avait pas fait la même !

Personne ne sait ce qui se serait passé si le peloton avait pris la bonne route… Une petite erreur de trajectoire a eu de lourdes conséquences à l’arrivée, mais ça peut arriver ! L’organisation a sportivement décidé de déclarer deux vainqueurs à cette course, Vincent et Yann, et ce doit être la bonne décision ! En conclusion, on peut dire que les patineurs du team ont rempli leur contrat, allant décrocher un podium, une place dans le Top 5 et une autre dans le Top 10. La semaine prochaine, il convergeront avec leurs adversaires préférés vers les Herbiers, en Vendée, pour la grande finale de la French Inline Cup 2006…

Par Julien Despaux - Publié dans : Comptes Rendus
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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /Sep /2006 20:21

Vincent Esnault (MAS Rollerblade France) won the FIC stage 9 of 3 Valleys this Sunday, concluding an epic break away of 37kms with two other skaters. The marathon was raced on sliperry grounds but in good conditions for skating... And ended with a particular conclusion.

 

The race really started after 5kms, when Sébastien Babault (K2/Pierre-qui-Roule) and Matthieu Barrault (Levallois Sporting Club) attacked: Vincent stuck in their wheels immediatly. The three relayed well together and opened a gap of 1, then 2 minutes. Behind, the pace was leaded by skaters from UCNA-Roller (Matthieu Boher and Richard Deniaud) and Yann Guyader (Timmermann-Powerslide) but also well controlled by Vincent and Matthieu team mates.

The trio was entering one of the most difficult part of the circuit when the peloton took a wrong and shorter way, at about mid-race. All finally finished together, the pace waiting the escapee in the Rambouillet forest with about 5kms and few efforts less... In the very last kilometres, Julien Despaux and his team mate Vincent were very active, trying to control each attempt of new break, whereas Maxime Provost was controlling behind.  

It was quite sure it would have ended in a massive sprint, even if Mikaël Lannezval (LSC) tryed a last time to go: he was quickly chased down  by Antoine Jacquier. At the top of the 3kms last up hill, it was Yann Guyader who crossed the line first, in front of Julien Levrard (LSC) and Matthieu Boher (UCNA-Roller). Maxime Provost was five and Vincent six. But he knew he just had to control his two companions of break to win this particular race... Because the pace has not made the same one!

No one knows what would have happened if the pack had taken the good way... A little error had big consequences at the end, but it can happen. The organisation decided sportively to give this race two winners, Vincent and Yann, and it must be the best decision!

Par Vincent Esnault - Publié dans : Articles in English
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